‹ Répertoire d'optiquemoderne, ou analyse complète des travaux modernes relatifs aux phénomènes de la lumière (volume 3)Chapitre 20 sur 31 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Tmm les nttériatii nécessaires I l'expUcaiîen ém eoolems loet maioteDant réwm : nous Ivons cru devoir rqMtNfanre ifttéfrakiaeit les théories de Bénédict Prévost, d'£oler, de M. le baron de Wrede, parce que chacase dans «on genre ouvre un champ oonveaa , et se distiiigue par des aperçus vraiment fsïidaiBeaiaux, ete. • etc^ filles «e

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iplèteiit d'aiDeiin l'oDe l'autre ; la vérité ressort de leur i 11 nous saffira maintenaDt de qoelqaes lignes pour jeter, il semble, on grand jour snr cette belle question. Résumons sons ee point de yne cette longue dissertation.

Il résulte de tout ce que nous venons de dire:

1* Que les conteurs, qui sont des formes particulières des rayons lumineux, ont pour cause efliciiinte, pour raison dernière» les ribrations plus on moins fréquentes, quoique toujours infiniment rapides, d'un fluide très subtile et très élastique, dont la denaté est presque nulle, Télasticité presque infinie. Les diverses couleurs prises séparément sont constitaées par des ondes éthérées dont la longoenr d'ondulation varie d'une couleur à l'autre. Le professeur italien Hasotti croit avoir démontré, dans un mémoire récent, que les longueurs d'onde du rouge et du violet extrême sont dans le rapport remarquable de 2 à 1. Les autres couleurs correspondent à des longueurs d'ondes intermédiaires entre ces deux nombres.

Les couleurs, d'ailleurs, peuvent être simples ou composées, suivant qu'elles résultent de plusieurs mouvements ondulatoires identiques ou différenUi. Elles diffèrent entre elles par le ton ou la teinte, l'intensité ou l'éclat, le timbre ou la nuance.

L'opinion de M. Brewster, qui n'admet dans le spectre que trois couleurs primitives distinctes dont le mélange donnerait naissance à toutes les autres teintes, n'est appuyée par aucune preuve concluante et n'est pas même probable. Le mode d'analyse par nn prisme transparent est aussi vrai que naturel ; le procédé d'analyse par les corps absorbants est irrationnel et essentiellement défectueux.

2* Les couleurs des corps sont accidentelles et variables, ou essentielles et permanentes. Il y a dans la nature trois grandes sources de couleurs accidentelles et variables: la réfraction, comme dans les couleurs de l'arc-en-ciel, du prisme, du diamant à facettes, etc.; la diffraction, qui donne aux plumes des oiseaux leurs brillantes nuances, à l'agate ses beaux reflets, aux surfaces à stries très serrées leurs nuignifiques réseaux^ etc., etc.; l'interférence, qui reproduit dans tant de ciconstances les couleurs des lames minces, etc.

Z^ L'opinion qui ramène les couleurs permanentes des corps aux couleurs dei lames minces n'est nullement vraisemblable ; elle cm

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réfutée par mille expériences, mille raisonnements qui la renversent de fond en comble.

4* 11 est dès lors inexact de dire que les couleurs des corps sont dues à une vraie réflexion»* avec interférence superficielle, comme dans les lames minces ; elles supposent, au contraire, essentiellement, de la part des corps, comme l'a prouvé Bënédict Prévost, une véritable radiation. La lumière qui nous monure les corps colorés sort de l'intérieur de ces corps par une véritable diffusion ; et cette couleur est d'autant plus intense que la réflexion régulière est plus détruite. La réflexion régulière ne peut produire, par rapport aux couleurs, qu'un phénomène analogue à Véchp^ qui ne s'entend que d'un point déterminé : mais^ en outre de Técho, il y a la rétannance d'un corps mis en vibration par communication de mouvement et qui se fait entendre sur tous les points. Les couleurs permanentes des corps sont le produit d'une vraie risomumee lumineuse.

5^ Il faut donc admettre avec Euler « que les couleurs résultent do mouvement vibratoire qu'éprouvent les particules éthérées det corps, par suite de l'accord existant entre ce que nous pouvons appeler leurs propres tensions et les périodes des ondulations inci* dentés : les corps dont les molécules éthérées vibrent avec la même facilité sons l'action des ondulations lumineuses d'une longueur quelconque, sont blancs ; les substances colorées, au contraire, sont celles qui vibrent avec plus d'intensité sous l'influence d'une ou de plusieurs espèces d'ondulations, en se montrant moins sensibles aux autres. Un corps est rouge, vert ou bleu, selon que la tension de ses particules éthérées se trouve plus consonnante avec la période vibratoire des ondulations rouges, vertes ou bleues ; d'où il suit ut* cessairemcnt qu'une substance dont les particules éthérées vibrent mieux par l'action de telle ou telle autre ondulation lumineuse» est nécessairement colorée (1). »

(1) J'ai esiprtmté à dessein celte exposiiion abrégée du système d*£uler à BI. MeUoDl, qui s*est rallié à l'opinion de rimniortel géomètre. M. MeUoni, sealeineiit, par mégarde sans doate, ao lien d'atlnbuer le mouvemeot aia jforticuhê itheréêê des corps, Tattribue aux molécules pondérabUs de la wta* iièrê, ce qui me paraît vraiment incroyable. Tout le monde doit admettre, il me semble, que les molécules pondérables en vibrant donnent nais««ance aux phénomènes du son et non de la lumière. £uler était moins inexact quand il

6* Mais ce n*e8t pas assez encore; la lamière. en tiNnbanl sur m corps, en mettant en vibration ses molécules éthérées, subit de la |»rt de ce corps nhe sorte de réaction qui se manifeste par des modifications profondes : une Imnière primitive » même UaBcfae« non-seniement se métamoridiose en lumière colorée, mais encore devient comme discbntinue, sillonnée qu'elle est par une série de raies correspondantes à des maxima et mioima d*inte&sité himineuse. Il fallait étmlier cette inflaence merveilleuse : c'est ce qu'ont Wt MM. Ermann et de Vrede. Ce dernier, dans le mémoire que nous avons reproduit, nous a montré d'une manière sensible com* ment toutes les raies obscures, toutes les nuances de coulenrsi la transparence ou l'opacité plus ou moins complète, pouvaient rè« sulter d'une source unique, d'une sorte particulière d'interférence, ou de retards éprouvés par certaines séries d'ondes renvoyées par les corps dans l'acte de la réflexion diffuse.

M. Ermann; aussi, avait affirmé que les couleurs permanentes des corps avaient leur cause dans l'interférence de la lumière ré« iédrfe à h surface des corps avec celle qui, avant son retour et suivant la nature de la substance, y aurait plus ou moins pénéué; que les lignes obscures on déficientes du spectre sont une suite de fat production des couleurs. Il serait singulier que cette théorie vraie des couleurs fût, comme le dit M. Ermann, la théorie énoncée intréfois par Newton, mais sous une forme imparfaite, parce que les données de la théorie des onduhtions n'existaient pas encore.

V Enfin, les théories d'Euler et de fiénédict Prévost sont devenues b^aucoop pins ceriafaies depuis que M. Arago est venu les appuyer de son autorité et des plui ingénieuses expériences. Voici un résumé SUcdnct de la communication si intéressante faite par rilinstre secréiahre perpétuel dansia séance du 16 octobre iSUh.

En analysant avec son polariscope la lumière émanée oblique* ment des corps incandescents, M. Arago avait reconnu depuis tengiempS entre les solides et les gas une différence essentidle. La Inmièi'e émise par les corps solides est polarisée par réfraction, ce qui

disait j90/«/M particules des corps. Nous reviendrons bientôt, au reste, sur ces distinctions, quand nous étudierons es^prcfesso la différence qui existe lesphénonènesda son, de la lumière, de la chaleur, de l'électricité, ete.

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