ANALYI^ DES MÉMOIRES DE M. LAURENT
H. Laurent, officier supérieur du génie, a adressé à l'Académie un très-grand nombre de notes et mémoiressur la théorie mécanique de la lumière ^ mais il nousserait impossible d'en donner même une idée, soit à cause de leur caractère d'analyse transcendante , soit à cause de la publicité tout à fait incomplète qu'ils ont reçus dans les compterendus de l'Académie. Un de ces mémoires a été l'objet d'un rapport de M. Gauchy , nous en rappellerons les conclusions.
<i £n résumé , dans le mémoire dont nous venons de rendre compte, M. Laurent a donné de nouvelles preuves de la sagacité qu'il avait déjà montrée dans des recherches favorablement accueillies par les géomètres. Nous pensons en conséquence que ce mémoire, comme le précédent , est digne d'être approuvé par l'Académie , et que l'Académie doit engager l'auteur à continuer ses recherches sui ce sujet difficile, abordé par lui avec beaucoup de talent. »
Ce sujet difficile était l'intégration des équations d'équilibre et de mouvement d'un système de sphéroïdes sollicités par des forces d'attraction et de répulsion mutuelle.
Perfectionnements récents apportés à la science des appareils (Sa-^ comtique, d'optique et (tastromomie optique, par M. DOPPLER.
C'est un terrible homme que M. Dopplerl Nousne connaissons pas d'imagination en apparence plus calme et en réalité plus fou*
i7S0 lilSOËLUNBiki
g6ttd6 ; il écrit te r&tnâtt phyii(tttë et iiiâtIiAnitiqié IVM «nt ftHIM phénoménale. Mais cette fécondité a deat inooflvéïiiéati grifeii M.DoppIer ne sVcape phê B^sek d6 ce qui A été fiilt ivmt lof^ tt» ce qui est bien pluâ contristânt, il n'arrive point k donner itti oorpel ses idées, à constater etpérimeiitfliétiiefit le» rèiultits de m thtorios transcendantes , h construire leê appareils qu'il décrit , ettSi i tant Tillusire tuâthématicleu de Prague, dans ses eicursioiis iveatu^ reuses , approche de rimpossible. Le docteur BoMano , atee une IëtrépMité que nous àdffîirous^ a analysé uu grSttd nombre dës projets dé M. Doppler ; nous allons Timiter , tuais plus bflèVemelll encore.
APPAREILS DE PHYSIQUE.— 1. Le diostamomètre optique. C'est une sorte de lan4tlt A Taide laquelle 0n «1111601 avec une exactitude dans beaucoup de cas plus que suffisante, et au moyen d'une seule visée, la distance d^un objet terrestre qui ii*est pas trop élmgod. Mn ^incipë, c'est le fait couuu que quiM Tirijjet s'éliligiie U fiittt H^protiher l'oculaire pour que l'objet soit vu »ett«iii«it i le méMnismè «Asiite dsns uue nouvelle dlspdsitiott àm lentiUw, fi§i i* L'objeeaf et l'oee-
laire sont remplacés par deux lentilles composées chacune d'un Terre convexe et d'un verre concave j et de plus les lentilles divergentes B et C sont beaucoup plus fortes que les lentilles convergentes j une échelle placée le long de op sur la paroi extérieure du tube, indique h distance de l'objet. A en croire M. Doppler i sa lunette, transformée eu microseope, pourrait servir à mesurer les petites profondeurs , les petites inégalités !
2^ Moyen pour rendre sensibles et pour mesurer tes nunmments périodiques dune très- grande vitesse. Ce moyeu consiste à regarder l'objet en mouvement à travers des ouvertures percées dans un disque qui tourne aVèc là même vitesse t si h durée dé Ifl rotation est plus courte que 0,55 Moooâes^ rol^fet pâraft en têpîfè, hm la
PROJEfd jftf tt. fiOPPLER. iliii
fbfmé et là èbtftedr qui ttii est ptàpre. Là aéédttVërtë dé éë moyétt appaftteâlà M. PlateàU qUi là fêi^lâdie âvëè fài^ôUj flous aVoh!^, dans notre ëétmà Volume -, aildltéè lé béâU metttOii'ë qUi ââiëdi'ë Sa priorité. M< Doppler conseille de fixer le disque à la roue dentée de la sirène de M. Gagnard-Latour : le son produit attesterait Tuni* formité de la rotation , et l'appareil compteur donnerait le nombre de tours. Malheureusement remi;doi de la sirène est bien difiBcile , et on a été forcé d'y renoncer» même pour déterminer le nombre de vibrations correspondant à un sondonnéi M. Doppler encore 5 et cette idée lui appartient, propose de remplacer la lumière continue par une lumière intermittente , en faisant tourner ie disque entre la lumière et l'objet , qui ne serait plus éclairé que par la lumière qui passe entre les ouvertures.
3. Poli des mirûirs. Il ne faut pas presser ie polisseur ni lui imprimer un mouvement trop rapide , èàns cela la poudre polissante ferait l'effet d'une lime; le polisseur doit être formé de la même substance que le corps à polir, verre avec verre , métal avec métal. Le polisseur doit agir dans une direction oblique et non normale ; diaque perfteaé'iine éburbvre âiffér«fite 4mh être ed cofttaèl slvec me notiTcltt porttmi dU potissew ; îliéiic sdlilerarëélfiii-ei d«iNmf>s en temps $ et fikë en ierle qs'il se présente «H oôfps li p«fo qv'tee «evleespèdede poioteti Qliaiiél&oiîr«^ est ^(rtiqfie eu parabcUqfièi ce n'est pas la portion du sommet qu'il f»tit v^liser dans l'eplPWèil catadioptrique, mais la portion de surface courbe comprise entre les deux axeé. M. Itot)plèr indique les pfdpottid&? d'dti floutèl alfîage, et recommande de le tottdrè ett ejotifchës hilhces , datts une forme en. ht dé màiifse cod^dérable. ïl vatit thkxit lië ^e servir que A*m seul tflfrolr, pttce flë ftietriiêfè qde les râyèns tomoehl sous l'Hiéidence dé &5 degrés , et qde les râytms réfléchis fijssëtit ûû ànglë droit ^ec lés rayons Ittéîdèms. Lu Icfmiêre est kinsi moins âffetiblië , la netteté est pim gréfidë , il il'y a plus d'aberration dé sphéricité, tiedt éAsuKe M descriptioB d'tfn microscope cotosstfl qu'il contiendt*ait d'élèMIr dttns uû Mûihent die 80 plieds de long i détix étages j m préttM étages tm placerait le miroir à /i5^ atec tifie distâtitië focale de ëht betrës i h itîfÉfièré solaire on électrique renvoyée psfr les objets phteéS ia nz^'aé-tbaosséé, arriverait au liiirôrr k traveT» 6n trou
1752 MISGEUANEA.
percé dans le parquet , celui-ci la réfléchirait dans un corridor sombre à l'extrémité duquel on la recevait sur un oculaire : on obtiendrait ainsi des grossissements linéaires de vingt mille fois.
U. Appareil servant à mesurer exactement les moindres dévia' iions du rayon lumineux. Sa construction repose sur l'observatioB bien simple que lorsqu'un rayon lumineux QUI, fig. 2 tombe sur une surface cylindrique, la nouvelle direction Mm du rayon réfléchi fait avec une direction donnée QT un angle beaucoup plus grand que l'angle de déviation primitif TQM. Dans des conditions choisies, angle de déviation peut ainsi être augmenté dans le rapport de 1
129/iOO. £n employant deux cylindres^ Taugmentation peut atteindre 22 millions. M. Doppler propose d'employer deux cylindres d'un pouce de diamètre, qui se mouveront dans deux rainures, dont l'une est perpendiculaire et l'autre sensiblement parallèle au rayon dont on veut mesurer la déviation.
5. Photomètre. Cet appareil est représenté fig. 4. oô, est une plaque noire dépolie, de 8 à 12 pouces de longueur sur 8 pouces de largeur, avec une cloison transversale en 6, dont la largeur variable cd peut être diminuée jusqu'à ce que l'observateur qui tient l'instrument fixé par une poignée fixée en h et qui place son nez dans le petit espace creusé en forme de selle, aperçoive des deux yeux un objet éloigné. £n o en c^' se trouvent deux loupes on deux lunettes de grossissements aussi égaux que possible. Pour mesurer Tintensité relative de deux objets vus à la fois , l'un de l'œil droit , l'autre de l'œil gauche ; on fait varier les ouvertures jusqu'à ce que les deux objets produisent la même impression sur f œil. Des largeurs mesurées et connues^ des ouvertures on conclut le
PROJETS DE M. DOPPLER.
rapport des iotensUés. Cet instroment ne noas iospke pas beaucoup de confiance. Â-t-il été exécuté ?
cS^^.
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Acoustique optique et théorie générale des ondulations. — 1. Méthode pour déterminer la vitesse des ondulations des molécules d'air dans le son. Une locomotive L se meut dans une direction rectiligne de B vers C, en passant par A fig. 3. ATendroit A où la machine a déjà atteint une vitesse régulière v, se trouve un obser-
valeur qui noteà quel endroit Q le son d'un instrument porté sur la machine, produit sur Foreillelamême impression que ce même son donné par un second instrument fixe placé en A. En désignant par v la vitesse maximum de la molécule sonore, par L et par l les distances A
BetAQonaura »= ..
Là ~"~ C '*
2. M. Doppler a le premier énoncé ce théorème : tout rayon pro-
lfS4 MIAGBUâftEAi
dM! p^f lin (liottVemettt Ofldtltatoire qui pénèltt Amb ub miiiea m rotation, subit pendant le temps de son passage à tnveiv œ fiùlie«ft en outre de la réfraction ordinaire qui a lieu à son entrée et à sa sortie, une déviation particulière, la déviation rotatoire, qui est d'autant plus considérable que le nioutement rotatoire du milieu est plus grand, que le chemin parcouru dans ce milieu esl plus long, et que la vitesse de propagation du rayon est plus petite. Si le rayon en question est un rayon composé ^ comme le rayon lumineux , la déviation rotatoire aura pour effet la dispersion des rayons composants. Cette déviation peut arriver à produire soit une réflexion du rayon sur luimême, soit une dispersion dans toutes les directions, etc. : des rayons parallèles peuvent ainsi devenir divergents, et donner naissance à de nouveaux phénomènes d'interférence. M. Doppler indique un moyen peu praticable , nous le craignoiis , de s'assurer par le passage d'un rayon à travers des cylindres de verre en mouvement, si, comme le veut la théorie des ondulations ^ les vitesses d'ondulation des rayons diversement colorés sont inégales.
Si la surface sur laquelle tombe un rayon lumineux est en mouvement , ou si deux milieux que ce rayon traversera successivement mhî dbÉéft ^ mottvdAeftl de rotation^ n'est-il pas prebtbk que dans l'acte de h rM«)iîon ou de la réfractkm» en verra applraittè des phébomêfleft fiduteaux de déviation ou de variation d'ifitensité?
PassiHftt au s^n ^ M. Doppler croit pouvoir affirmer qu'un rayon muorê sonant i'one ciiuGhe d'air en repos pour p^iétrer normalement dans une couche en mouvement , prendra une direction oblique donnée par la résultante de la vitesse d'ondulation de la molécule sonore et de la vitesse du second milieu : il en sera de même dans le cas de la réflexion sur une surface en mouvement.
Vision. Tout objet , dit M. Doppler , dont l'image sur la rétine ' devient h petite qu'elle n'occupe qu'une seule de ses papilles, nous apparaît simple, sans parties, sans forme, sans limites. Pour établir cette proposition extraordinaire, il énonce ces deux faits : 1** que le plus petk angle sous lequel notre œil aperçoit un objet est d'environ UQ secondes, 2<' que chaque papille nerveuse de la rétine est environ d'un 8 millième de pouce. Partant de là, M. Dtqipier tent qlie la plaque iodée de Daguerre soit plus sensible que l'œil humain : car, dit-a , le diamètre des globules de meréure pr^ëipitéé par l'action
PROJET! M Ml liWPLER. 1766
de h ismièffe M be^iMOup pias p«tii qoo eeipi dti piplU«« nerveuses de la réii««. Il ee( cerUiHf ejoute-t-ilt qu^ 1*9» pourra obtenir avec le daguerréotype to iauigea d'oli^eta ibfialblel peilr l'eail el qlto l'on ebeeryeni oBeoiteàraidedu oilcroaoope figaoteaquet c'est vaeillu- Bioa ÎDoffeniife.
M. Doppler Tent aussi q^'en mesurant avee ion photomètre Tiiitensité de la lumière d'une étoile dans deux circonstances ; alors que ptacée senaïUemeot ii la mdmedîstanoe de l'astroi la terre s'en AMgne Ai s'en approebei on puisse estimer la Yliesse d'ondlilatiou des nio«* %ulee étbiféesi C'est um «utre iUusimi bteo plus diffioile k ex-
ASTRONOMIE OPTIQUE.— L'étude de îadéviàllon rotatoire doit conduire en astronomie à des résultats nouveaux, l 'L'occultation des étoiles fixes par les planèteë^ (11^ Idpilër iUrtôtitj fldit Stfe accompagnée d'une déflation de rayons lumineux égale à 28' et qui, si elle était observée, «ofenerait te lâoyea de œSurer le diamètre de l^ii^spiiftre de Jtf))iter el la vitesse de Sa folallon» 2* dette mfhm dètiatidii rotatoire dmt daàto ic0 éelipsee des quatre satellites de lûfliM prodtlire «b retard A'une deml-mibule kiir k moBleM de k dia^aèritioà ou de la if#apparilioB. I« Mû obsirvaat deoi étxitièi ikin tSntêl nâé setile» lautAt iéal#s deut sent vues k trèven k lusiière Mdk^ak^ m siuta si cette lumière est ou non une partie de i'atmoipbère eolaire« â* La défktku rotaioire» ^ervée à travers ks qoeuee des oomèles et les uébuleùses i indiquera si ces matières si ténues sont douées d'un meuvenaent de rotatkn. 5* $n comparant les dévktions rotatebres à i'befizett et au aéoitbj on arriverait keppréoiet* kbauteur de l'atmosphère. 6" Getle déviation seruift-elk iafause de l'aberrelien 7 T £n idftieitattt que les grandes différenees de l'éokt luminoux des étoiles iiee dépeadëlit miquemélit de leur distaaee et de leur grundfeur, et nullement d'une d^reuce essentielk êtes l'origine et la pruduetkn de leur lumière i et eemparMit enf ru elles, auiMjreu du pbotomètre, des éloitei dont les augks visbcis seieut phn petits q^ *0 "i on arrivera Il ceniitru les f epportft de lenrl uugke tisuek et mime i les ftfataor en ures^ i^Oii put mit dû nésk déier miner les rsppurk des deu distantes b k (erre des différeMëi Meiks en i^ioutaut I l'angte visuel une seconde eonsidération, l'affaiblissement de k HoMirt par
j 756 MIBGBLLANEA.
Tabsorption dans les espaces célestes , affaiblissement que Ton pourrait évainer approximativement, si, comme M. Doppler Ta rê?é, on pouvait mesurer Tangle visuel d'une étoile par l'observation de son image sur la plaque daguerrienne. Alors aussi , on pourrait calculer les vitesses d'ondulation des molécules lumineuses mises en vibration par l'étoile, soit à la surface de la terre, soit à la distance de l'étoile.
Voilà , il nous semble, ce quMl y a de plus digne d'attention dans les Mémoires de M. Doppler. Quelle imagination ! quelle puissance d'invention ! quelle confiante crédulité ! Nous fuisons des vœux ardents pour qu'une observation positive vienne confirmer quelqu'une de ces audacieuses hypothèses.
Nous avons classé dans notre second volume VaberratUm de la /timtère 'parmi les phénomènes encore enveloppés de ténèbres ou dont la science n'a pas donné la théorie complète : or, nous sommes désolé d'avoir à dire à nos lecteurs que les recherches des Doppler, des Stokes, des Ghallis, des Powell récemment publiées n'ont ni soulevé le voile ou dissipé les nuages, ni ajouté quelque chose d'essentiel à ce que nous avons dit.
L'explication générale des phénomènes de l'aberration est si simple, et l'accord de la valeur de la vitesse de la lumière déduite de l'aberration avec la valeur de cette même vitesse conclue des éclipses des satellites de Jupiter est si frappant qu'il ne peut rester dans l'esprit aucun doute sur la vérité de cette explication. Mais lorsque l'on examine plus attentivement la cause de ce phénomène, il apparaît bientôt beaucoup moins simple qu'on ne l'aurait cru d'abord. Dans la théorie de l'émission, la difficulté n'est pas grande ; mais il n'en est pas ainsi dans la théorie des ondulations. Cette dernière théorie, cependant, explique si simplement, si brillamment les phénomènes les plus compliqués de la lumière, qu'il est plus sage jusqu'à nouvel ordre de dire, non que J'aberration est un phénomène incompatible avec le système des ondulations, mais que c'est un phénomène inexpliqué.
ABBIHULTIOM* 1757
Le premier travail sur l'aberration est sorti de la pfaime un peu téoébreuse de M. Doppler. Il énamère et réfute toutes les explications données jusqu'ici de l'aberration.
V* ExpUcatian^ celle de Bradiey : L'aberration s'explique parle choc des molécules lumineuses arrivant avec une certaine vitesse à Toeil de l'observateur également en mouvement. Elle suppose la théo rie de IVémission.
2'' Explication. L'aberration ne serait qu'une illusion optique. Si l'observateur avance, la neige qui tombe semble venir au-devant de lui ; elle semble le fuir, s'il recule. Ne pourrait-on pas étendre aux rayons lumineux l'effet produit par les flocons de neige ? Non, dit M. Doppler, et il a raison. Pourquoi? C'est, dit-il, que l'œil ne voit pas les molécules lumineuses elles-mêmes, il ne sent que l'impression de leur mouvement.
Z^ Explication, Par cela même que la lunette avec laquelle on regarde l'étoile est entraînée par la terre dans son mouvement, on est obligé de l'incliner d'un certain angle peur que les ondes efficaces ne soient pas éteintes par l'action des parois. C'est ainsi que les trous percés dans les parois parallèles d'un navire ne sont pas en ligne droite sur la direction de la ligne suivie par le boulet Suivant M. Doppler, cette interprétation supposerait que l'éther pénètre librement la terre sans pénétrer l'œil de l'hoînme et des animaux. Nou»^ avions pensé, et nous l'avons dit ailleurs, qu'il suffit que la terre emporte dans l'espace son atmosphère éthérée comme elle emporte son atmosphère aérienne. '
4« Explication purement mécanique: combinaison du mouvement de la terre avec le mouvement de propagation de la lumière. Elle supposerait que la propagation des ondes lumineuses a lieu dans un éther qui ne participe pas au mouvement de rotation de la terre. Il nous semble que non : la terre n'emporte pas dans son mouvement tout l'éther, mais une portion qui constitue son atmosphère éthérée.
5" Explication. Explication physiologique de M. Doppler. Sur chaque rétine il y a un point plus sensible à l'action de la lumière : or, si l'œil est en mouvement, il devra, pour recevoir l'impçession de la lumière de l'étoile, tourner d'une certaine quantité angulaire qui sera l'angle d'aberration. La difficulté, «uivant M. Doppler, c'est que l'éther devrait traverser librement l'œil. Pourquoi pas? 2'' L'aberra-
«ofidnilMlëfiM aynte MefdêardMblt de BèiffékêmwMemêmB } Miu dilMreiiM relatif • Mf ih plnlM we coÉfinmitlM qi*«M objection, a"" 11 faudrait admettre qtie la direetkli d'eaeilMêB deê moMeutea hmineuaee ne s^att Kle en Étemt maaière irree k d}#ectiM de pvepagaiion du rayon InnriAesi $ nMM ne fefeUM pte pMi>«
De cette discussion, M. Doppler jserait tenté de etnelnre q«« le phôDomène de l'aberittlop eal tncempetftle a? ee la iMerie ies on- , dolatkmt. C'eat bien téméraite. Vdci 9» raisowi. A fenarée #«ià a^tème d'ondes i^anea qni aort de )*éther en ^pD% ipaM* pénàtier dant rétker en noaFvenent, te paraMéttaiie das ondée n^eet pnad*iruN, la kipière tombe perpendicokdremeni eu ebliqpieBieni |i le sÉ^ faee de eéparationdeamitiettY. H. Radiel» M répend daunlodernur Tolume des Fortschritte que cette oll^tien n'est pas solide, aar i*" il est eertûa qne les ondes planet restent parallèle» ^nand le eaontement hmmieui reneontre k^atmo^ibère éthérée cbins la cHte^n dn Meuvenient de 1« terre. 9* Alera naôoifi que le paralléiisnie exialer^t peur dent direetiona dea rayona InfeilDeax» il ieponrrail «nfaeia- 1er 4a«a les dirf ctiona int^rinMiairea q«'e«i Yerliid'hyp<Abteeg paiHif^ij^res qm \m eeforce d'edso^ue. $<" Du ffàt edene du paralléKwe de9 oMks» il m ré&uUe im qme te mm v^ p^aHro r»timgiaph^e éÀi^rée çQnmv# la môin^direçUen, ç'qs^ c^ns te tièk&m d# \» doiible rifriçtwA uA^rmi^ priDcjfm^ ^mwf^ u*y iq^^oiip 1^
14. ^i^ea % iwbUé. ^sm W FhU^^^ml Mm^n^^ ^WA 27» des recherches mathématiques sur Taberration de b lUfWii'^ en {lertent de^i iwf^ sniTsmib^^ U i^ppoi^ qp^ la, t^re et |^ ibiràte^ en- «paîaent iivec elle$ une poitioa de l'atmosphère ^lhér4e> de sorte ^e l'éther à l^urs surfaces Qst c^ repq^ par raipport à çeç 9i?r^ces^ toodis que b vUe§4e çle ç§t çlher au^mepte. k mesure qflc'w s'^loigqe denses aiirfocç?:^ jusqu'il ftç que, au delà d'ujae dist^pçe qui n'^t pas tr^- ^randip^ TétUer d^n^ Tespace $oit ^ussi eo repos^ Patient de ce>(tetia|)posilioftii M. StQkejç. établit ies éqqations du mpiuvemeirt d» wyop lumm^y le» ÎAt^e eu 9dmQUaat qu'un ççruip trluâme e«t 90e dil^WtiiçUe euftçt^» et 9rrive enfin au« valeurs des dépljiei9P9eQtsu
V i^'étpil^ pcditltr^ d^fl^e mx^i^ U dii;eei|ou dn «lauTeniept de 1» ^« 4'tW 4^Wttitj^ Wg.iijl»ke vepré^ot^ («r W «IHWt d^ti^ ^«
ABERRATliUN {4 y^ LUMIERE. . {^W
têsse de la terre à la fitesae de la laœidre.mBteiflièB pa» k aÎMa i^ PaDgle eempris entre la direelioa du mouvement terrestie çtla Ufie qui joint Tétoile à la tenre. 2* La planète paraîtra déplacée de laptsition qn^elle atait, quand la lumière Ta |bande«iée, alHelaMtt comme est déplacée use étoile aituée dana ft même direetion. Mais de plus la planète a aukl on déplacement particuUef ideiitic|u*afec celai mesuré par les astronome».
M. Stokes a rencontré dans M. Gballis un rival et un adversaire redoutable qui Ta entraîné dans une discussion longue et vive où nous ne trouvons que peu à puiser. Pour mettre fin à cette dispute mémorable, M. Baden-Powell est entré daas la lice et s'est eBbreé de prouver que la théorie de M. Gballis ne diférait qu^en apparoMe des explications antérieures.
« Dans l'opinion émise par M. ChaHIs, dit-il, le pbéAMnène de Vt^ berration est une conséquenee rigoureuse de ces deux Pennées Cmdamentales : la propagation recliligne de k lumière et *e rapport de la vitesse de la terre à la vitesse de h lumière. €^, toute tbéeeie ée la lumière qui n'admettrait pa» que le HMu^emenf de fa terre n'empècke pas la lumière de se propager en ligne droHe serait par 1^ même fausse et devrait être rejetée, o
M. Radicke termine son analyse par cette réieslon phsjosle encore, a Toute théorie de la lumière diaprés laquelle la direction des mouvements lumineux ne serait point affectée et modiftée par le mouvement de la terre, serait certainement fausse et inadmissible. • Bien donc de plus naturel au fond que Taberration.
M. Gballis , en poursuivant son analyse , aurait fbit Aiire un pa» à cette difficile question , s*il ne s'était pas appuyé de considëralîons hypothétiques. Il aurait trouvé que la valeur de l^aberraiten obtenue par lui est indépendante du mouvement imprimé à l'éther dans les limites de la sphère d'action de la terre. Nous avions depuis longtemps cette pensée, qui almplifie lea phénomènes.
Dans un second mémoire sur la théorie de Taberration , M. Stokes .discute l'opinion de Fresnel et de M. Cauchy, relative à l'influence du mouvement de la terre sur l'ét^her , et en vertu de Uquejle UAe pçrtion seul^ent de l'étber p^rta^^aij; le moyvenient de la \(^r^f, \m^jm^ i'au.tjçe i^ester^t in^épçQ^Vll^^ 4e ce aïo^Y^IP^t.
4760 IftdGELLANËA.
En supposant la force élastique de Téther constante dans les divers milieux, sa densité dans le milieu dont Tindice de réfraction est n, serait égale à n» , en prenant pour unité la densité dans l'espace vide. Dans le milieu, que nous supposerons être l'atmosphère terrestre les masses d^her en repos et en mouvement seraient entre elles comme n^ - 1 est à 1. M, Siokes démontre mathématiquement qae celte hypothèse, n'est aucunement en contradiction avec l'expérience qui prouve de son côté que les phénomènes de la réflexion et de la réfraction dans les milieux réfringents, sont indépendants du mouvement de la terre : cet accord, cependant ne suflil pas à rendre certaine l'hypothèse de Fresnel.
M. Stokes en terminant revient à l'expérience négative de M. Cabinet, expérience d'après laquelle les bandes d'interférences produites par deux faisceaux lumineux ne se déplacent pas quand l'un des faisceaux lumineux traverse la lame transparente dans le sens du mouvement de la terre et l'autre en sens contraire. M. Babinet a toujours pensé que cette expérience était incompatible avec la théorie de Fresnel et avec l'expérience analogue de M. Arago sur la réfraction. M. Stokes prouve que cette opinion de M. Babinet n'est noUement fondée et que l'effet négatif du mouvement de la terre sur les interférences et la réfraction ne contredit nullement les idées de rUlustre fondateur de la théorie des ondulations.
Nous n'avons pu prendre sur nous de laisser dans notre répertoire une lacune qu'on aurait peut-être remarquée; voilà pourquoi nous avons essayé de donner une idée des recherches relatives à Taberration: mais nous avouons naïvement qu'elles ne nous satisfont aucunement, et même que nous ne les comprenons pas très-bien. Quand donc viendra le jour où M. Cauchy, qui le pourrait si facilement, nous donnera la théorie complète de ce phénomène si simple en apparence, si complexe en réalité ?