Lettre de Gonse à Picquart
Mon cher Picquart,
J'ai reçu vos dernières lettres datées de Lyon, et je vous réponds à Marseille où je vous suppose arrivé.
Le ministre vient de me dire qu’il donnait à votre mission une ampleur nouvelle, et il vous charge d’aller organiser le service des renseignements dans l’Algérie (province de Constantine) et dans la Tunisie. Il à pris connaissance avec grand intérêt d’un rapport dont vous trouverez ci-joint copie, rapport qui a été envoyé par ordre du général de la Roque commandant la division de Constantine. Ce rapport est oflicieux, bien qu'il soit annoté par le général de la Roque; je dis officieux, parce qu'il n’est pas passé par l’intermédiaire du général commandant le 19° corps; mais le ministre va en parler au général Larchey avant son départ de Paris.
Votre ordre de mouvement est adressé au général commandant le 15° corps, chargé d’assurer votre mise en route. Vous devez partir par le paquebot partant de Marseille le mardi 29 décembre pour Philippeville.
Vos chevaux pourront vous rejoindre par un bateau subséquent, si vous le désirez; un de ces messieurs pourra se charger de la mise en route.
Vous trouverez auprès du général de la Roque, qui est prévenu, les instructions nécessaires ; il en sera de même à Tunis où vous aurez également à vous présenter au général commandant la division.
Bien affectueusement à vous.
Votre bien dévoué. Signé : A, GoxsE.
MCE ID ANRT TUE
Cart )
% #5} 4 in et
PINCE TE riaes LE | A RYAPINMENE CEN A HN AE Ë, LS
LNE-2 HOT Che
DE Janvier 1897.
Janvier (début). — Picquart écrit au général Millet, directeur de l'infanterie, et lui donne à entendre qu'il est l’objet de machinations. Millet lui répond par une lettre rassurante. (MÉMOIRE DE PICQUART du 16 mai 1899. — Cass.; dép. Pic-
quart, I, 191.)
4. — ilest prescrit au surveillant de garde de Dreyfus, par une « consigne exclusive », de « prévenir », dès le début d’une alerte, « même par les moyens les plus décisifs, l’enlèvement ou l'évasion du déporté ». {Rapport Decrais, RENNES : 1, 250.)