Huitième audience du procès Zola
Conclusions relatives au secret professionnel invoqué par les experts Couard, Belhomme et Varinard. Arrêt. — Rappel de Gonse. -— Dépositions de Crépieux- Jamin et Paul Meyer. — Incident. Refus par le président de poser une question aux experts Couard, Belhomme et Varinard. Conclusions et arrêt. — Déposition de M. Auguste Molinier. — Lecture des procès-verbaux des dépositions de M”° de Boulaney et de M'E de Comminges, reçues par M. Bertulus, juge d'instruction. — Conclusions relatives à un supplément d’information demandé en ce qui concerne Me de Boulancy. — Dépositions de MM. Emile Molinier, Célerier, Bourmont, Louis Franck, Grimaux, Louis Havet.
— Appel du Siécle à Marinoni, directeur du Petit Journal, et Jean Dupuy, directeur du Petit Parisien, qui ont laissé percer dans des conversations leurs doutes sur la culpabilité de Dreyfus, tandis que leurs journaux font campagne contre la revision.
— 155 — Février 1898.
— Armand Silvestre prend la défense de l'État-Major.
— Picquart est autorisé à déposer devant M. Bertulus, chargé de l'instruction sur les faux Blanche et Speranza. (Cass. : Instr, Bertulus, IT, 263 ; texle de celte déposition, IT, 207-211.)
— Le docteur Gibert écrit à M. A..., une lettre relative à son entretien avec Félix Faure au sujet de la condamnation de Dreyfus et de la communication d’une pièce secrète. (Srécle, 29 mars 1899.)
— Meeting à Suresnes, organisé par Millevoye, Guérin, Thiébaud, Dubuc et Max Régis. Le député Chauvin s’y rend et y fait voter un ordre du jour flétrissant les menées antisémites. Dans cette réunion, Millevoye donne la teneur de la pièce secrète (la lettre de l’empereur d'Allemagne) : « Cette pièce dit : que celle canaille de Dreyfus envoie au plus lôt les pièces promises. Signé : Guir- LAUME. »
Millevoye ajoute que, vu les déclarations de M. de Bulow, la publication de la pièce secrète prouverait le parjure de l’empereur d'Allemagne, et ce serait la ouerre. (Temps, daté du 17 février.)