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Début des fouilles d’Élie Massénat dans les stations de la Corrèze et de la Dordogne ; fouilles de Bourgeois et de Delaunay à la Chaise (Vouthon).
Christy meurt en mai i865. Lartet donne au musée de Saint-Germain des objets provenant de la grotte d’Aurignac, premier fonds des séries paléolit biques de ce musée . 11 donne une autre série au musée en formation à Toulouse.
8 juillet. Longpérier, conservateur des antiques du Louvre, écrit à Nieuwerkerke, surintendant des Beaux- Arts, au sujet de la collection formée à Bruniquel par le vicomte de Laslic, que ce dernier désirait vendre à l’Etat. Il exprime son admiration pour quelques-uns des objets, tout en faisant des réserves sur leur authenticité (Anlhrop., 1904, p. 247). Laslic vendit sa pre-
mière collection au Britisli Muséum ; il en forma presque aussitôt une nouvelle, acquise en partie par le British Muséum et (bien plus tard) par le musée de Berlin.
4 septembre. Le marquis de Vibraye présente à l’Académie des Sciences une tête de mammouth en bois de renne, découverte à Laugerie-Basse, et la gravure sur plaque de schiste dite ià tort) combat de rennes.
Fouilles de Brun et de Peccadeau de l’Isle à Bruniquel, de Ferry et Arcelin à Solutré, de Garrigou dans la grotte de la Vache à Alliât, de Ph. Lalande et de Massénat dans les grottes de la Corrèze.
Eugène Trutat et Emile Carlailhac fondent à Toulouse le premier musée de paléontologie humaine, section du Muséum créé par leur maître Ed. Filhol.
Fouilles de Peccadeau à BruniqueJ, de Massénat à Laugerie-Basse.
Mai. Inauguration du Musée de Saint-Germain.
E.Lartetet G. de Morlillet organisent la section préhistorique de l’Exposition universelle où figurent les collections de Lartet, de Brun, de Peccadeau, etc.
Léon Fallue, lauréat de l’Institut, écrit une brochure, De Fart récemment qualifié antédiluvien : « Ne pourraiton pas les considérer (ces graffiti) comme l’œuvre de ces Gaulois antérieurs à la conquête, qui sculptaient déjà des serpents sur les pierres de leurs dolmens : au-
INTRODUCTION
t rom eut, ils pourraient être le délassement de quelques pâtres gallo-romains, »
Lalande el M assénai donnent au musée de Saint- Germain des objets provenant des cavernes de la Dordogne.
17 août. Deuxième Congrès international d’anthropologie préhistorique, à Paris.
Fouilles de Ph. Lalande, Armand et Massénat au Pouzet; découverte accidentelle de l’abri et de l'ossuaire de Cro-Magnon, au cours de travaux pour l’établissement d’une voie ferrée.
Les collections formées par Lartet et Christy sont divisées entre le Musée de Saint-Germain et le British Muséum.
Au Congrès international d’anthropologie à Copenhague, Worsaae déclare que l’os de Chaffaud (voir plus haut, 1 853) n’est pas celtique, mais quaternaire ; cela avait déjà été reconnu par Ed, Lartet (voir 1860.)
1" mars. Gabriel de Mortillel présente à l’Académie des Sciences un lassai cl une clctssi fication des cavernes fondée sur les produits de /’ industrie humaine .
Ch.-L. Frossard explore la grotte d’Aurensan dans les Pyrénées ; E. Rivière commence l’élude des Baoussé-Ro ussé (grottes dites de Menton, à Grimaldi).
RÉPERTOIRE DE l/ART QUATERNAIRE
Ilamy publie un Précis de paléontologie humaine, où l’art quaternaire n’est pas négligé.
Janvier. Mort d’Édouard Lartet.
Pielte commence à fouiller la grotte de Gourdan (. Anthrop iqo/|, p. i33).
Découverte de squelettes quaternaires par Rivière aux Baoussé-Roussé (mars) et par Massénat à Laugerie-Basse (avril).
Dupont, Les Temps préhistoriques en Belgique , Bruxelles, 1872.
Gazalis de Fondouce, Les Temps préhistoriques dans le sud-est de la France , Montpellier, 1872.
Fermond et A. de Maret commencent à fouiller la grotte du Placard. Piette publie un premier essai sur la grotte de Gourdan.
5 janvier. Heim et Merk, fouillant au Kesslerloch près de SchatThouse, découvrent le « renne de Thaingen ».
La grotte de La Crouzade, près de Narbonne, fournit les premiers galets coloriés, qui passent inaperçus.
INTRODUCTION
Pielle fouille à Lorletet publie un mémoire sur cette grotte. Maurice Féaux commence l’étude de la grotte de Raymonden; L. Lartet et Ghaplain-Duparc fouillent la grotte de Duruthy à Sordes, où l’on signale des dents d’ours sur lesquelles sont gravées des flèches .
Cartailhac croit reconnaître « la silhouette d'une construction légère » sur la gravure dite « la femme au renne », découverte par l’abbé Landesque à Laugerie-Basse (Matériaux, t. IX, p. 227); c’est le premier pressentiment des « signes tectiformes », signalés depuis parmi les peintures et les gravures pariétaires.
L'Espagnol Sautuola remarque des dessins noirs dans le fond de la caverne d’Altamira près de Santander.
Rupert Jones publie les Reliquiae aquitanicae, texte et recueil de gravures préparés par Lartet et Christy.
Au Congrès de l’Association Française, Piette nie l’hiatus et affirme que l’industrie néolithique se relie à l’industrie quaternaire.
A l’Exposition internationale de géographie (Paris), les collections formées par Ed. Piette attirent vivement l'attention.
Martin Stamm grave sur os un renard et un ours et prétend avoir trouvé ces objets au Kesslerloch.
Michel Hardy fouille à Raymonden, Boyd Hawkins et Mello à Creswell (Derbyshire).
RÉPERTOIRE DE l’aRT QUATERNAIRE
Eu Allemagne, polémique (continuée jusqu’en 1878) sur Fauthenticité des œuvres de Fart quaternaire ; (die est provoquée par la découverte des faux de Martin S la 1 n m ( c f . Al lu vio ns et Ca vern es , p . 177.
Février. Dans la Revue Savoisienne , Bernardin, conservateur du musée de Melle (Belgique), compare les bâtons généalogiques des Maoris aux bâtons de commandement et émet l’hypothèse que les animaux figurés sur ces bâtons pourraient être, comme dans l’Amérique du Nord, des totems de tribus.
Mars. Article d’ensemble de Gabriel de Mortillet sur Fart des cavernes ( Revue scientifique, p. 888). « C'est l’enfance de Fart, ce n’est pas- Fart de l’enfant. »
Léop. Chiron trouve des dessins sur les parois de la grotte de Chabot.
Mai. Section préhistorique à F Exposition Universelle.
Juillet. Mort de Paul de Vibraye.
Octobre. Ollier de Marichard signale des gravures et des peintures dans certaines grottes de l’Ardèche qu’il ne désigne pas.
Novembre. La fillette de Sautuola (voir plus haul, 1875) remarque des « images de bêtes » sur le plafond
INTRODUCTION
XX t
de la grotte d’Altamira (grandes fresques polychromes) ; son père les publie l’année suivante.
num.
Septembre. Le géologue espagnol \ ilanova alfirme <j ue les peintures d’Altamira sont quaternaires.
Premiers travaux de Dubaten à Brassempouy, de II. Wankel à Predmost (Moravie).
Piette publie sa Nomenclature des temps anthropiques primitifs.
Don Marcelino S. de Sautuola, Brèves apuntes sobre ulgunos objetos prehistoricos de la provincta de Santander (Santander, 1880.
(J. et A. de Mortillet publient le Musée préhisto-
rique.
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11 mars. Présentation d’un dessin du plafond d’Altamira à la Société d’anthropologie de Berlin.
28 août. Au Congrès de l’Association Française, Vilar.ova défend contre Harlé l’antiquité des dessins du plafond d’Altamira.
A. Lang (Magazine of art, t. V, p. 3o5) rapproche certaines peintures bosehimanes d’une gravure de la Madeleine; dans le même article, il rapproche l’art préhistorique de l’art mycénien. « Les images du sauvage, écrit-il [>. 3o3), ont un but pratique... Dans les temps
modernes, le désir d’imiter la nature a pu devenir un instinct ; mais il doit y avoir à cela quelque raison. 11 n’est pas improbable que nous ayons hérité l’amour désintéressé de 1 art imitatif de ces lointains ancêtres dont les habitudes d’imitation avaient un objet direct, intéressé et pratique. » Lang pense surtout au besoin de communiquer par des signes pictographiques ; mais il lait aussi la part de la magie (p. 3o/|).
Louis Julien fouille la Barma Grande , grotte des Baoussé-Roussé, et y trouve (alors ou plus tard?) des statuettes féminines. — Nelli travaille à Lourdes.
A Toulouse, exposition de la Société de géographie, avec galerie anthropologique organisée par E. Cartailhac (collections Pcccadeau, Régnault, Gau Durban, etc.).
E. Pa ignon découvre le bâton de Montgaudier. Pielte recueille au Mas d’Azil les objets caractéristiques de la période qu’il appellera désormais asglienne (1 azilien).
18 février. Pietle écrit à Gartailhac qu’il croit les peintures d’Altamira magdaléniennes.
Septembre. Continuant ses fouilles au Mas d’Azil, il publie l’article : Équidés de la période quaternaire d'après les gravures de ce temps.
INTRODUCTION
Massénat découvre le « double phallus » à Gorge d’Enfer.
Le musée de Cluny dépose des objets préhistoriques au musée de Saint-Germain ; à cette occasion, Alex. Bertrand montre à l’Académie des Inscriptions l’os gravé de ChafTaud.
Le British Muséum achète la collection Peccadeau de l’Isle.
Chauvet, Les Débuts de la gravure el de la sculpture, Melle, 1887.
Piette découvre, au Mas d’Azil, un buste taillé dans une incisive d’équidé.
Féaux et Hardy découvrent à Raymonden la prétendue « sépulture d’un chasseur de rennes ».
Boule et Cartailhac explorent systématiquement et stratigraphiquement la grotte de Reilhac.
Le docteur Girod devient le collaborateur d’Elie Massénat et l’aide à publier sa collection.
L. Chiron signale à la Société d’anthropologie de Lyon les gravures de la grotte de Chabot.
Perrier du Carne fouille à Teyjat, le général de Larclause à Raymonden.
A l’Exposition Universelle figurent les collections de Lastic et de Piette ; le public y voit pour la première fois les os sculptés du Mas d’Azil el les galets coloriés (cf. Anthrop .* 1891 , p. i/Ji).
Piette publie (v mars) Les Subdivisions de l'époque magdalénienne ; il affirme, au Congrès international d’anthropologie à Paris, la supériorité de l'école d’art pyrénéenne sur celle de la Dordogne; il affirme aussi la semi-domestication des animaux et croit reconnaître des licols sur quelques figures.
E. Cartailhac publie La France préhistorique, S. Reinach publie Alluvions et Cavernes, deux ouvrages où il est beaucoup question de fart quaternaire.
Laporterie et L. Dufour reprennent les fouilles de Brassempouy.
Premières fouilles de Nuesch au Schweizersbild.
Octobre. Peyrony est nommé instituteur aux Eyzies.
Piette publie des Notions nouvelles sur l'âge du renne, en appendice à La Gaule avant les Gaulois d’Alexandre Bertrand.
Septembre. L'Association Française fait une excursion à Brassempouy; un ouvrier découvre la statuette en ivoire dite la Poire (î). Piette publie un compte rendu de l’excursion.
(1) C’est là, du moins, ce qu’a imprimé Piette ; en réalité, les fragments, découverts sous la direction de Dubalen, lurent recollés à Toulouse par E. Cartailhac, qui y reconnut le milieu
INTRODUCTION
Continuation des fouilles de Nuesch.
Boule, La Station quaternaire du Schweizersbild (extr. des Arch. des Missions , 1893).
H. Balfour, The évolution of décorative art ( art o f prehistoric man; adaptation of accidentai parlicularilies ; unconscious variation and successive copying ; dégradation of human form ; tolemic designs).
Fouilles de Piette et de Laporterie à Brassempouy. Mascaraux y découvre la « fillette», Laporterie et Piette la « Figurine à la ceinture », la « Figurine à la pèlerine » et la « Figurine à la capuche ».
Fouilles de Tournier et de Ch. Guiilon dans la grotte des Hoteaux.
Piette, Ivoires sculptés de Brassempouy; Nouvelles figurines de Brassempouy ; Nouvelles fouilles à Brassempouy (autre brochure sur le même sujet en 1895).
Don au Muséum de la collection du marquis de Vibraye.
Commencement des fouilles du Prince Albert de Monaco aux Baoussé-Roussé (1895-1902); commence-
du corps d’une femme. Sur les instances de Piette, cette sculpture lui fut remise par l’entremise de Gariel, secrétaire de l’Association Française.
RÉPERTOIRE DE ï/aRT QUATERNAIRE
ment des fouilles de l’abbé Parat à la grotte du Trilobi te (Arcy-sur-Cure ; 1895-1898).
Juin. Lombard Dumas aperçoit une silhouette de mammouth dans la grotte de Chabot. Rivière étudie les gravures de la grotte de La Moutlie, aperçues en 1894 par E. et G. Berthoumeyrou (cf. Altamira , p. 1 5) ; il signale le premier signe tecli forme.
Août. Piette rapproche les gravures de la Moutlie des peintures (alors oubliées) d’Altamira.
Tournier et Guillou, Les Hommes préhistoriques dans l'Ain, Bourg, 1895.
F. Daleau, instruit par la découverte de La Moutlie, reconnaît des dessins d’animaux sur les parois de la grotte de Pair-non-Pair, où il avait observé des gravures dès i883. — Benoist fouille à Saint-Marcel.
Piette publie Les Plantes cultivées de la période de transition au Mas d'Azil; Les Galets coloriés du Mas d'Azil.
Félix Régnault et Jammes découvrent les peintures de Marsouins, dont l’intérêt est signalé par E. Cartailhac.
Une statuette découverte par Julien aux Baoussé- Roussé ( Barma Grande) est vendue par lui au musée de Saint-Germain ; d’autres, de la même provenance, sont vendues par lui à Piette.
INTRODUCTION
Piette publie Origine de nos alphabets; Fouilles à Brassempoug en 1896.
M. Ivriz, L'Époque quaternaire en Moravie (Anthrop., 1897, P- 5i3; cf. 1899, p. 257).
F. G h ri s toi, Au sud de /’ Afrique (peintures rupestres des Boschimans).
Suite des fouilles de Piette à Brassempouy.
25 septembre. Mort de Gabriel de Mortillet.
M. Hoernes, Urgeschichte der hildenden Kunsl in Europa (art quaternaire, p, 17-77).
Août. Rivière découvre une lampe en pierre à La Mouthe.
A Chasm Island (golfe de Garpentarie, Australie), Walter E. Roth signale des peintures dans des cavernes.
S. Reinach écrit dans la Revue archéol. , 1899, t. Il, p. ^78 : « Peut-être ces figures d’animaux, si fréquentes dans Part des hommes des cavernes, témoignent elles d'une sorte de totémisme. »
Fouilles de Breuil et de Breuil à La Mouthe.
Dubalen à Sordes. Visite de
Février.
La Société positiviste adresse au ministère de