PENSIONNAIRES
MM. Garraud, 8,000 francs; Martel, 3, 000; Joliet, 5,000; Dupont-Vernon, 7,200; VtUain, 3,600; Roger, 4,000; Leioir, 7>ooo; Fal-
— iSq —
connier, 3,400; H. Samary, 6,000; Hamel, 2,400; Clerh, 6,000; GrâYoUet, 3,800; Lambert, 6,000; Laugier, 4,200; Berr, 4,200; Leitner, 8,000.
M"" FayoUe, 6,000; Frëmaax, 5,ooo; Amel, 4,000; Kalb, 6,000; Persoons, 3,6oo; Hadamard, 6,000; du Minil, 3, 600; Brandès, 7,000; Ludwig, 3,000; Rachel Boyer, 4,800; Legauit, 4,000; Nancy-Martel, 4,800; Laine, 4,000.
Soit UQ total de 29 pensionnaires touchant 141,600 francs.
Le mouvement du répertoire ancien et moderne, pendant l*exercice 1887, du 1^^ janvier au 3 1 décembre, a été le suivant :
24 pièces du répertoire ancien jouées 134 fois. 48 — — moderne — 553 —
72 pièces jouées 687 fois.
Et du i^' janvier au 3o juin 1888, le suivant :
22 pièces du répertoire ancien jouées 90 fois. 42 — — moderne — 283 —
64 pièces qui ont été jouées. ... l^Z fois.
3 1 . — Première représentation de Pepa, comédie en trois actes, en prose, de MM. Henri Meilhac et Louis Ganderax. MM. Febvre, Raymond de Chambrtuil ; Le Bargy, Jacques de Guerche; de Féraudy, Randro Vasquez; GravoUet, Santiago; Cocheris, Benito, M"*«» Reichemberg, Pepa Vatquez; Bartet, Yvonne de Chambreuil; Ludvifig, Mosquita,
s. — On répète II m famt jmnr dg ritm, poor le procbaia début de M"* Bcftiay dm Cécile.
M. Hné repreadn soa rôle de ToBcle V#a.
— M, Febrre et M"« Bartet éciat pris par F^, les rMes qo'îb tenaient dans Us Èrtbù de Fûnurge seront jooés désormais par M. Baillée et U^ tegaalt.
— Void Tordre des six représentations clastiques da jeudi :
1 S noYembre : U Dépit amoureux et CBdipe roi; — 19 Dorembre : U Cid h les Précieuses ridicules; — 1 3 décembre : les Femmes sapantes tt le Légataire unipertel ; — 17 décembre : Andromaque et le Malade imaginaire; — 10 jantitr 1SB9 : le Jeu de l'amour et du hasard et U Barbier de Sévllk; —84 janTier: Ruj Bios.
8. ^— A ToccasioD du cinqoantentire et Ruy Bla$, joué pour la première fois le 8 noTembre 1 8 38, la Comédie-Française donne le drame de Victor Hugo avec M. Mounet-Sully.
•— Réouverture du cours de diction de M. Dupont-Vernon à l'institut Rudy.
i3. — Au théâtre Saint-Michel, de Saint- Pétersbourg : Monsieur U Ministre, par M. Claretie.
i5. — > Grand succès de la première matinée classique. — Les proviseurs des deux premiers lycées invités ( Louis-le-Grand et Henri IV) y assistent avec soixante élèves en uniforme.
1 7. — > Une troupe parisienne, sous la direction de M. Laclaindière, se dispose à partir, le i^^ décembre prochain, pour jouer Pepa dans Touest et le midi de la France.
18. — M. Got, encore souffrant^ prie M . Larroumet de lui donner un suppléant dans sa classe du Conservatoire. M. Laroche est désigné pour cet intérim.
19. — Mort de M. Edmond Gondinet, l'auteur de Christiane et du Parisien,
2 5 — (Dimanche), matinée. Reprise du Mercure galant. MM. Coquelin cadet, Boniface, M. de La Motte, M. Sangsue, La Rissole, Beaugénie; Boucher, Oronte ; Garraud, M. de Boisluisant; Leloir, Longuemain; Laugier, M. de Brigandeau ; Berr, Merlin. M""«* Jeanne Samary. Élise ; Kalb, Oriane ^ Persoons, M^ de
remplis dans ma longue carrière, je me mettais à la disposition du Théâtre- Français ; mais qu*aussi, ne voulant pas être soupçonné d'obéir à une pensée de lucre, je ne vous demandais, comme rémunération, que mes appointements, •— inférieurs à ce que je toucherais avec ma pension de retraite et la rente de mes fonds sociaux, — et je réclamais, en vieux serviteur de la Maison, la faveur de jouer, si je puis dire, pour /'/tonneur.
Malheureusement, on me répond que la jurisprudence et l'usage s* opposent à cette proposition. Ce serait, me dit-on, créer un dangereux précédent. Eh bien ! je vais donner à la Maison un dernier exemple, après une existence vouée tout entière à son service.
Je ne suis ni de ceux que l*on congédie, ni de ceux qu'on impose.
Je me retire définitivement et je souhaite seulement que les plus jeunes, ceux'qui trouvent que les vieux comédiens ont le tort de durer, servent avec le même zèle, et, j*ose le dire, avec le même honneur que moi, la Comédie-Française.
Je vous remercie. Monsieur l'Administrateur, de votre constante sympathie, et vous prie de croire à mon entier dévouement.
M. Maubant exprime le seul désir, en se retirant après quarante-cinq ans de senrices» qu*il soit inscrit, sur les affiches oii figurera dé sonnais son nom : Dernières représentations de M. Maubant. M. Claretie souscrit i sa de mande.
— M . Got fait savoir quMi va mieux et compte
9. — (Dimanche), mttiiiée. ** Reprise < Moniteur Seapin, comédie de M. RIchepiBp é minoée d*Qn acte : MM. de Fëraodj, M. Set pin : Coqoelin cadet, Tristan; Clerh» mattrt Ba nabé; Le Bargy, Floriul; Ftlconnier, un cUr^ Gravollet, Antoine, M^o^Fayolie, Af*(w Barnabt Mûller, Suzette; C. Monuland, Mm« $capL
II. M^^« Marsy ne rentrera pat à la C médie-Frtnçaise. Elle signe un engagement 1 trois ans avec le Gymnase, où elle débutera da la Lutte pour la vie,
I 5. — Séance du Comité, toute de concili tion et d*apaisement. M. Febvre déclare d*abo qu'il regrette ce qui s'est passé, et il le fmit av beaucoup de courtoisie. M. Claretie, après vn rappelé quMl est le représentant de l'Etat, pr sidant un Comité nommé par l'Etat, consti qu'il a mission de veiller sur l'intérêt de Maison et que cet intérêt veut le maintien la discipline. L'administrateur donne ensuite le ture d'une lettre de M. Maubant, conçue < ces termes :
Monsieur l'Administrateur,
Je voulais, vous le savez, afin qu'il n'y t aucune arrière-pensée sur mon attitude, po faire une proposition que je regardais comr.
bonne pour ma dignité. J'ai donné, j'ai reno. vêlé ma démission de sociétaire, et, prêt à parti je tenais à vous dire que, si vous pensiez que pouvais encore tenir, en 1889, les rôles que f
remplis dans ma longue carrière, je me mettais à la disposition du Théâtre- Français ; mais qu*aussi, ne voulant pas être soupçonné d'obéir à une pensée de lucre, je ne vous demandais, comme rémunération, que mes appointements, — inférieurs à ce que je toucherais avec ma pension de retraite et la rente de mes fonds sociaux, — et je réclamais, en vieux serviteur de la Maison, la faveur de jouer, si je puis dire, pour l'honneur.
Malheureusement, on me répond que la jurisprudence et l'usage s* opposent à cette proposition. Ce serait, me dit-on, créer un dangereux précédent. Eh bien ! je vais donner à la Maison un dernier exemple, après une existence vouée tout entière à son service.
Je ne suis ni de ceux que Von congédie, ni de ceux qu*on impose.
Je me retire définitivement et je souhaite seulement que les plus jeunes, ceux'qui trouvent que les vieux comédiens ont le tort de durer, servent avec le même zèle, et, j^ose le dire, avec le même honneur que moi, la Comédie-Française.
Je vous remercie. Monsieur l'Administrateur, de votre constante sympathie, et vous prie de croire à mon entier dévouement,
M. Maubant exprime le seul désir, en se retirant après quarante-cinq ans de senrices, qu*il soit inscrit, sur les affiches où figurera éé sonnais son nom : Dernières représentationt de M. Maubant. M. Claretie souscrit i sa de mande.
— M . Got fait savoir qu*ii va mieux et compte
9- — (Dimanche), matinée. «- Reprise de Monsieur Seapin, comédie de M. Richeptn, diminuée d*un acte : MM. de Férandj, M. Seapin ; Coquelin cadet, Tristan; Clerh, mattre Barnabe; Le Bargy, Florisd; Falconnier, un clerc; GravoUet, Antoine. M™" Fayolle, Af*»« Barnabe; Mûller, Suzette; C. Montaland, Af«M Seapin.
II. -. M^^® Marsy ne rentrera pas à la Comédie-Française. Elle signe un engagement de trois ans avec le Gymnase, où elle débutera dans la Lutte pour la vie.
1 5. — Séance du Comité, toute de conciliation et d'apaisement. M. Febvre déclare d'abord quMl regrette ce qui s'est passé, et il le fait avec beaucoup de courtoisie. M. Claretie, après avoir rappelé qu'il est le représentant de l'Etat, présidant un Comité nommé par l'Etat, constate qu'il a mission de veiller sur l'intérêt de la Maison et que cet intérêt veut le maintien de la discipline. L'administrateur donne ensuite lecture d'une lettre de M. Maubant, conçue en ces termes :
Monsieur l'Administrateur,
Je voulais, vous le savez ^ afin qu'il n'y eût aucune arrière-pensée sur mon attitude, vous faire une proposition que je regardais comme bonne pour ma dignité. J'ai donné, j'ai rtnou' vêlé ma démission de sociétairCy et, prit à partir, je tenais à vous dire que, si vous pensiez que je pouvais encore tenir, en 1889, les rôles que j*ai
remplis dans ma longue carrière, je me mettais à la disposition du Théâtre- Français ; mais qu*aussi, ne voulant pas être soupçonné d'obéir à une pensée de lucre, je ne vous demandais, comme rémunération, que mes appointements, •— inférieurs à ce que je toucherais avec ma pension de retraite et la rente de mes fonds sociaux, — et je réclamais, en vieux serviteur de la Maison, la faveur de jouer, si je puis dire, pour l'honneur.
Malheureusement, on me répond que la jurisprudence et l'usage 5*opposent à cette proposition. Ce serait, me dit-on, créer un dangereux précédent. Eh bien ! je vais donner à la Maison un dernier exemple, après une existence vouée tout entière à son service.
Je ne suis ni de ceux que l*on congédie, ni de ceux qu'on impose.
Je me retire définitivement et je souhaite seulement que les plus jeunes, ceux\qui trouvent que les vieux comédiens ont le tort de durer, servent avec le même zèle, et, j*ose le dire, avec le même honneur que moi, la Comédie-Française.
Je vous remercie. Monsieur l'Administrateur, de votre constante sympathie, et vous prie de croire à mon entier dévouement,
M. Maubant exprime le seul désir, en se retirant après quarante-cinq ans de senrices, quMl soit inscrit, sur les affiches où figurera dé sonnais son nom : Dernières représentationt de M, Maubant. M. Claretie souscrit i sa de mande.
— M . Got fait savoir quMi va mieux et compte
9. ^- (Dimtnche), matinée, — Repritt Momieur Seapin, comédie de M, RkhepiB, minuée d*uD icte : MM. de Fëriodj, M. St pin ; Coqaelin cadet, Tristan; Clerh, mattrt A nabé; Le Bargy, Florisel; Falconnier, un eUi Gravollet, Antoine, M"***" Fayolle, AfM^ Bornai Mûller, Suzeite; C. Monuland, Af"^ Seap
1 1 . M^^* Marsy ne rentrera pat à la ( médie-Française. Elle signe un engagement trois ans avec le Gymnase, où elle débutera d la Lutte pour la vie,
1 5. — Séance du Comité, toute de conci lion et d'apaisement. M. Febvre déclare d'ab* quMl regrette ce qui s'est passé, et il le fait a beaucoup de courtoisie. M. Claretie, après tn rappelé qu'il est le représentant de l'Etat, p sidant un Comité nommé par l'Etat, conil qu'il a mission de veiller sur l'intérêt de Maison et que cet intérêt veut le maintien la discipline. L'administrateur donne ensuite l ture d'une lettre de M. Maubant, conçue ces termes :
Monsieur l'Administrateur,
Je voulais, vous le savez, afin qu'il n'y aucune arrière-pensée sur mon attitude, w faire une proposition que je regardais corn bonne pour ma dignité. J*ai donné, j*ai rtm vêlé ma démission de sociétaire, et, prit à par. je tenais à vous dire que, si vous pensiez que pouvais encore tenir, en 1889, les râles que j
remplis dans ma longue carrière, je me mettais à la disposition du Théâtre- Françaii ; mais qu*aussi, ne voulant pas être soupçonné d'obéir à une pensée de lucre, je ne vous demandais, comme rémunération, que mes appointements, •— inférieurs à ce que je toucherais avec ma pension de retraite et la rente de mes fonds sociaux, — et je réclamais, en vieux serviteur de la Maison, la faveur de jouer, si je puis dire, pour Vhonneur.
Malheureusement, on me répond que la jurisprudence et l'usage s'opposent à cette proposition. Ce serait, me dit-on, créer un dangereux précédent. Eh bien ! je vais donner à la Maison un dernier exemple, après une existence vouée tout entière à son service.
Je ne suis ni de ceux que Von congédie, ni de ceux qu'on impose.
Je me retire définitivement et je souhaite seulement que les plus jeunes, ceux]qui trouvent que les vieux comédiens ont le tort de durer, servent avec le même zèle, et, j*ose le dire, avec le même honneur que moi, la Comédie-Française.
Je vous remercie. Monsieur l'Administrateur, de votre constante sympathie, et vous prie de croire à mon entier dévouement,
M. Maubant exprime le seul désir, en se retirant après quarante-cinq ans de senrices, quMI soit inscrit, sur les affiches où figurera dé sonnais son nom : Dernières représentations de M. Maubant. M. Claretie souscrit i sa de mande.
— M . Got fait savoir qu'il va mieux et compte
CdlpUU ; Hééêmué, M^ GmlUitiot ; lUchel Boytr, Lutttc; Nancjr-Mantel, Chin; Laitté, C^ct/<; la petite Bonffé, Jaunin,