DÉCEMBRE
I. — On vièttt de retroutef, dans l'églhe Saint-Loois-en-rile, la sépulture de Philippe (^inault, le poète applaudi à TOpéra et à la Comédie-Française/ qui mourut précisément il y a deux siècles (1688}.
s. •— Malgré le bniyant pèlerinage à la tombe de Baudin, salle comble à la màtiAéè de la Comédie-Française.
6. --^ Les amii âé M™* Agir l'occnpent de rintéresiante artiste. Le jour même de la reprise du Pattant, M. Claretie lui a fait remettre une somme de i «ooo francs, au nom du Comité.
8. — M. Maubant, qui a donné deux fois sa démission aux époques prévues par les règlements, doit prendre sa retraite le i^>^ janvier prochain. Une discussion s'engage à ce sujet dans la séance d'aujourd'hui, le Comité tenant pour l'exécution pure et simple du règlement, M. Claretie, au contraire, demandant à garder encore M. Maubant afin que la Comédie-Française ait, pendant l'Exposition, le concours de ses plus illustres artistes. A la suite d'un violent débat, M. Febvre remet, sur le bureau, sa démission de sociétaire. Il la renouvellera, dit-il, le 1*' juillet 1889, et cessera d'appartenir au Théâtre-Français à dater du i«' janvier 1890. Dans la même séance, M. Barré déclare qu'il vient de faire de grands efforts pour jouer trois ou quatre fois // ne faut jurer de rien, que l'état de sa santé ne lui permet plus de continuer son service et qu'il est obligé de maintenir sa démission. Enfin M. Thiron, imparfaitement rétabli, demande une prolongation de congé. Le Comité prendra, dans une de ses prochaines séances, une décision & cet égard.
— M. Davrigny, ancien pensionnaire de la Comédie-Française, débute aujourd'hui au Théâtre-Lyrique dans une légende sympbonique.
— M"" Brindeau rentre au Gymnase pour y créer la comtesse Jassy, dans VOffieier bleu.
9. — (DiBiDche), aiit[në«. — Repri Ifonijrar Se^în, comédie de M. Ricbepii mianit d'un Mte : MM. de Tin.'adj, M. pin; Coquelin cidel, Trlilan; Clerb, majïr nabi; Le Bargji, Floriuli Falconnicr, un GreYolIel, Antoine. M"°"F«jolle, M"« Bar Mûllei, Siatlli; C. MoDulind, Af" Si
II. — M"* Mir$y ne rentrera pas i 1 médie-FriDciise. Elle ligne un engagemi iroii ini avec le GjmDBse, où elle débnlert la Lutte pour la vit.
iS. — SiiDce du Comité, toute de co tioo et d'tpiiiement, M. Febire déclare d' qu'il regrette ce qui s'est passé, et il le lai beaucoup de couitoïiie. M. Clarelïe, «irii rappelé qu'il ett le repréientant de l'Eut, lidint un Comité nommé par l'ilal, et qu'il > misiioD de veiller sur l'Inlérél
Moaiieur l'Adminiitraleur,
Jt foulait, rous le tara, afin qu'il n ttucunt arriirt-pensit sur mon altitude, fairt une propoiftion que jt regardai! 1 bonne pour ma dignité. J'ai donné, j'ai 1 vtlé ma dimlmon de locïélaire, il, prit à j ;< Unaii à vaut dire qui, ti voiu ptmia peUfait encore tenir, en 18S9. Iti riles q
remplie dans ma longue carrière, je me mettais à la disposition du Théâtre^ Français ; mais qu'aussi, ne voulant pas être soupçonné d'obéir à une pensée de lucre, je ne vous demandais, comme rémunération, que mes appointements, •— inférieurs à ce que je toucherais avec ma pension de retraite et la rente de mes fonds sociaux, — et je réclamais, en vieux serviteur de la Maison, la faveur de jouer, si je puis dire, pour l'honneur.
Malheureusement, on me répond que la jurisprudence et l'usage s* opposent à cette proposition. Ce serait, me dit-on, créer un dangereux précédent. Eh bien ! je vais donner à la Maison un dernier exemple, après une existence vouée tout entière à son service.
Je ne suis ni de ceux que Von congédie^ ni de ceux qu*on impose.
Je me retire définitivement et je souhaite seulement que les plus jeunes, ceux]qui trouvent que les vieux comédiens ont le tort de durer, servent avec le même zèle, et, j*ose le dire, avec le même honneur que moi, la Comédie-Française.
Je vous remercie. Monsieur l'Administrateur, de votre constante sympathie, et vous prie de croire à mon entier dévouement,
M. Maubtnt exprime le seul désir, en se retirant après quarante- cinq ans de senrices» qu*il soit inscrit, sur les affiches où figurera dé sonnais son nom : Dernières représentations de M. Maubant, M. Claretie souscrit à sa de mande.
— M . Got fait savoir quMi va mieux et compte
laiBiitrUMr géD<nl porte à la c Coniti qn* VtDott, trii liboricoM pour II ironpe commt posr l'aociana*, ibonlil eiuIlcDt riiultU. Malgré le nombre caaûé àm lodéuirei en exercice, la pin «Dtiii de 10,000 fnnci. C'en une eogmeDiali 1,000 frano lur r>ierc1ce 1SS7. — En dn droh que la dtcieli lui confiniii, c aiieaé du miuiiire, M. Cliretie réfute :
million de M. Fabvre.
18. — TfaMtre de l'Albimbn, k Bnil L'tatU dtt ftmma, nec MM. Joliei, Bo Ldolr, Berr, Haniel 1 M"" Rcicbembi Bojer.
— A ia mitinfe que donne le Vmd au bénéfice de M"° Mir«, de l'Opéra noiogutt par M. de Fëraud; ; L'Amourdi cAmédie en an acte de Labicbe, par H M"** Brandii tt ludwig.
— M. Albia VtlabrtgDc écrit en ce n troii actci qa'il deitîne à la ComMie-Fta:
Titre: Nm Femma,
10. — Au coDcen de bieofaiiance, oi poar l'oaira dei Petitei Filkt iband (Grand HOtel) ; Sctna du Icgi, parM. Pi M M"* Pcnooni; Sapho, de M. Armai TMr«, avec M. SilTiin ; Fociiet ditn pu Bartat, Reiehembcrg «1 da Minil.