‹ Répertoire de la Comédie-Française (volume 3)Chapitre 20 sur 24 · MM. Got, Febvre, Mounet-Sully · texte numérisé non relu

MM. Got, Febvre, Mounet-Sully

Wonn; If*** Buretta-Woniis, Rôdiemberg et Bartet, ont déjeané an châlcMi de Chanfiilj. M. le duc d'Aamale aTaît mis très gracieusement à lear dispositioa na train tpédal et ses propres éqaipafes. Lni-iiièBie était allë, à cheval, chercher ses ioTÎtés à la gare.

II. — (Matinée.) Reprise de la MatÈom de campagne, nn acte, en prose, de Dancoort.

MM. Boacher, DoramU; TnifBer, U Marqua; Joliet, um Hobereau; Roger, M. Griffard; Villain, un Hobereau; H. Samary, Ératte; Clerb, M. Bernard', Falconnier, un SoldcU; Hamel, iM Hobereau; Gravollet, la Flèche; Laagier, Thibaut; G. Berr, cousin Chonehon; Cocheris, le Baron, M*^ Frémaox, la Coutine; Persoons, M*"« Bernard; Lodwig, Luette; Bertiny, Mariamu; Jamau, Nicole,

— Le Châtelet se propose de monter la Jeanne d'Arc de M. Jos^ Fahre, dans laquelle M"** Segond-Weber y récemment encore à la Comédie-Française, jouerait le rôle principal.

i8. — Aax fêtes da centenaire de Lamartine, à Mâcon : MM. Dnpont-Vemon, A. Lambert, J.-Panl Mounet; M"* DodUj, M^^ du Minil (très applaudie dans Sapho, des Médita" Uons), et MU« Malck.

ao« «— Jean Coquelin, fils de M. Coquelin aîné, est engagé à la Comédie -Française. On parle de son premier début pour le mois pro-

a S. — Double séance de lecture : L'ipouu, trois actes» en prose, de M. Albin Valabrëgue, et Neiga d'antan, un acte, en prose, de M. Jules de Marthold. Les deux pièces sont refusées.

34. — - A une heure, répétition générale du Misanthrope, ponr le premier début de M. Marais.

a 5. — Début de M. Marais. M'^ Barretta tient, pour la première fois, le r61e d'Éliante, et M^^* Pierson celui d'Arsinoë. On joue en lever de rideau Attendez'moi sous l'orme, et, après le Misanthrope^ la Maison de campagne, qui n'ont pas encore été représentés devant la critique.

— Le musée de la Comédie-Française s'enrichit d'une toile des plus intéressantes : Un Entr'acte pendant une représentation à la Comédie, par Dantan. L'auteur en a fait don à la Maison de Molière.

— Une dépèche de Saint-Pétersbourg annonce le succès de M^® Laine dans le Mariage de Victorine,

37. »- M. Victorien Sardou lit au Comité sa nouvelle pièce. Thermidor, qui est reçue à l'unanimité.

a 8. — M^ Nancy-Martel, prise d'iaflnenza, est obligée d'interrompre son service.

- iS6-

Jo. — A t'OpJrt, gnndc reprJMDlili rtutitt du comÛicn Damainc. MM. M< SDII7, Bonctwr, Vilbin, Clerb, Himcl, voll«l.L«i(ii(r,J.-P.MouiictMCoqutlin, j< iTec M. Daraaini, le cinquitmc tibici Palrit. — M. Coquelln cadet chan)« ui mancc IniicnMc J'ai vingl mu tl demi.

M. Mouael-Sollj, entoaré dct initia di dii ta Adituje au pubtit, poMe de M. Jei

— La huiliinw >^ll« dei Mille tl une du ThiAtrt. de M. Augiuie Vita, ptril jourd'bui.

— Mil* Manj (Ulimioe) iiun lonH Il Mconde reprticauiioa du MiionfAroj leculie jniqu'à ion rétabliuemeot.

II. — Troititme et deraiire joDrai coucoun d'admiuiaa pour lei diuei d'< dmniliqnei m Conierratoire. Sur cent qi nngt-dii caadidau, quiimle et un leul

— M. Henry Haiard, ayant lignalf d'abandon dam lequel te trouTC la tom W-' Clairon, retoil de M. Julet Clatc

Mon cher Monsiewr Havard,

Je li$ dans le Siëcle votre article sur Vétat de délabrement oà se troupe la tombe de M^* Clairon, La Comédie-Française f qui a jadis acquis le terrain oà repose Villustre comédienne, n'est pas responsable de cet abandon : elle a depuis près de six ans voté la somme nécessaire à la réfection de cette tombe.

Quand je suis arrivé à la ConUdie- Française, ma première pensée, — la question ayant été posée, — a été de mettre à exécution le projet élaboré par M, Emile Perrin, mais un comité formé de compatriotes de Mil* Clairon a réclamé rhonneur de réédifier le tombeau de l'artiste,

La Comédie s*est donc inscrite en tête des souscripteurs. Or, depuis cinq ans, ce comité n'a plus donné signe de vie. Le délabrement de la tombe s'accentuant, et comme la somme votée par les sociétaires est plus que suffisante pour donner à M^^ Clairon un monument digne de sa mémoire, je vais m'occuper de la restcuiru' tion que vous réclamez.

La terre oà repose M^ Clairon appartient à la Comédie-Française; c'est à la Comédie-Française de veiller sur son tombeau.

Je vous remercie de m'avoir fourni l'occasion d'établir ce point d'histoire et de protester contre le reproche d'ingratitude dont on pourrait, — faute d'informations, — accuser injustement la Comédie-Française, Les vivants y sont, au contraire, jaloux de l'héritage des morts comme d'une gloire de famille.

5. — M^^« Ludwig succède à M™« Samary dans le rôle de Suzanne du Monde où l'on i'ennuit.

— M. GeÏÏTOj, pensionnaire retraite, qui habite Nemours, ne compte pas moins de quatrevingt-sept ans. Il Tient de terminer un portrait de M"^^ Barretta que Ton dit fort ressemblant.

8. — M"® Marsy ponrant reprendre son senrice, la seconde représentation do Misanthrope a lien ce soir.

— La troisième série du Théâtre à ?arU, de M. Camille Le Senne, parait aujourd'hui.

lo. — A deux heures, répétition générale de la Parisienne,

-— Depuis la construction du nouyel hôpital français à Londres, il s'agissait d'obtenir une petite chambre à part où les artistes fussent bien installés et soignés, sans aucun voisinage dangereux ni pénible. Grâce à ses efforts dévoués, M. Febvre a réussi. Voici à ce sujet la lettre du docteur Vîntras, médecin en chef de l'établissement :

Cher Monsieur Febvre,

Je vous remercie mille fois de cette nouvelle preuve que vous donnez de votre intérêt à notre hôpital.

De notre côté, nous n'avons pas oublié la promesse que nous vous avons faite. Le lit de la Comédie-Française est dans une chambre à part.

sur le devant du hétiment, et aussi jolie que pous puissiez le désirer.

Croyez, etc., etc.

II. — Première représentation, an TbéAtre- Français, de la Parisienne, comédie en trois actes, en prose, de M. Henry Becqne. MM. Prudhon, La font; Le Bargy, Simpson; de Féraudy, du Mesnil. M"w Reicbemherg, ClotUde; Lynnès, Adèle.

— M. Louis Delaunay, jeune peintre de talent et fils de l'ancien sociétaire, vient de débuter au Théâtre des Arts, à Bordeaux, dans le Gendre de M. Poirier (rôle du marquis de Presle).

1 3 . — Â la matinée au bénéfice du comédien Léonce (théâtre de la Gaité) : le premier acte de Margot, avec MM. Febvre, Coquelin cadet, Baillet, Le Bargy, Roger, GravoUet; M"«» Reichemberg, Rachel Boyer, Malck. — Les brapes gens nous font toujours rire, scène inédite de M. H. Meilhac, avec M. Coquelin cadet. — M. Coquelin atné dans une scène de Démocrile.

— Les archives de la Comédie -Française viennent de recevoir deux cadeaux importants. Le premier, de M. Marteau, artiste peintre et petit-neveu de Lekaîn, consiste en quatre-vingtdix-neuf rôles de Tillnstre tragédien, copiés et paraphés de sa main, joués par lui de 1750 à 1777; et dans les manuscrits d'Absalon, d*Adé' laTde du Gueselin, du Cid, des Guèbres et de

Scevola. Le second, de M. Porquet, libraire, se compose d'une collection du Mercure de France (1749 ^ i79')>^^°4 ^®°^* volumes environ ! Le donateur a déjà enrichi la bibliothèque du ThéAtre-Français du Molière de 1666, très recherché pour ses frontispices de François Chau- Teau : Mascarille, Sganarelle, Arnolphe et Agnès.

14. — A la soirée offerte par le Président de la République au prince et à la princesse de Danemark : monologues dits par MM. Coquelin cadet et Georges Berr.

16. — MM. Laugier et Georges Berr comptent parmi les interprètes de la Mandragore, donnée ce soir au Paradis latin par l'Association générale des étudiants.

17. — Lecture du drame historique, en cinq actes et en vers, de M. Alexandre Parodi : la Reine Juana, C'est M. Worms qui lit cet ouvrage, auquel l'auteur a fait subir les modifications demandées par le Comité, et qui est reçu définitivement.

20. — Pour le premier début de M. Jean Coquelin : le Dépit amoureux. MM. Le Bargj, Èraste; Boucher, Valère; Coquelin, Matcarille; Jean Coquelin, Gros-René. M^*** Reichemberg, Lucile; Kalb, Marinette,

a S. — A la fête organisée par la Mutualité

commvreialt au profit de sa caisse de prévoyance (théâtre du Château-d'Eaa) : MM. Coquelin cadet, Baillet, Truffier, Laugier ; Ml^<>" Reichemberg, du Minil, Bertiny. — Première représentation du Malheur d'être heureux, comédie en yers de MM. Truffier et Gineste.

24. — Hier, M"^ Marsy fit prévenir que, souffrante d'une angine herpétique, elle ne pourrait jouer Célimène. M. Claretie envoya sur-lechamp chez M^*' Nancy-Martel, atteinte ellemême d'influenza. L'Administrateur était fort embarrassé, quand M'^^ Barretta, qui n'avait jamais paru dans Célimène, a bien voulu interpréter ce r61e, où elle a obtenu d'ailleurs, un succès réel.

— M. de Courcy lit sa pièce en un acte :

Une Conversion, aux artistes chargés de l'interpréter.

s5. -~ Le prince et la princesse de Danemark assistent à la représentation d'aujourd'hui.

— M. Lagarde fait don à la Comédie-Française du portrait de Jeanne Samary, peint par Carolus-Duran.

— M^^* MiîUer, absente depuis quelque temps, vient de reprendre son service.

— M. Febvre, qui devait se retirer le 3 1 décembre, consent, sur les instances de M. Claretie, i rester encore six mois an Théâtre.

— En même temps que Unt^Convertion, on

répète tctiYement Thermidor, dont les trois premiers actes sont prêts.

Page 1