INTRODUCTION
Onze ans se son! écoulés depuis que j’ai annoncé, dans la préface du tome II de mon Répertoire de la Statuaire, la publication de ce Répertoire de reliefs. Bien des travaux, dont quelques-uns d’une tout autre nature, en ont retardé l’exécution. Aujourd’hui, je possède la matière d’un second volume de Reliefs , que je compte faire paraître aussitôt que l'impression du tome 1Y du Répertoire de la Statuaire et celle du tome 111 du Répertoire de peintures m'en laisseront le loisir.
Je n’ai nullement l’intention de reproduire tous les bas-reliefs grecs et romains. Il y en a trop, et beaucoup trop sont insignifiants. La place de ceux-là esl dans les recueils spéciaux, comme les Ras-reliefs funéraires publiés par M. Conze, les Sarcophages publiés par AI . G. Bobert, les Bas-reliefs de la (taule publiés par le commandant Espérandieu. Je fais un choix parmi ces richesses; je publie aussi de l’inédit, mais je ne recherche pas l'inédit pour le plaisir.
Le présent volume contient ce que j’appelle les ensembles , à l’exclusion de ceux que l’on a déjà sous la main dans le Répertoire de la Statuaire , comme les frontons d’Egine, d’Olympie, de Samothrace, du Parthénon (1). J’ai pourtant fait exception pour la frise d’Assos, mieux connue aujourd’hui que lorsque Clarac la publia.
Le ternie « ensemble » est assez vague; c’est, à mes yeux, sa principale qualité. J’appelle ici ensembles les groupes de figures en relief qui ont décoré des édifices antiques ou qui ont été découverts au môme endroit, de telle sorte qu'il y ait intérêt à ne pas les étudier isolément. Ainsi, une frise, un fronton sont des ensembles , et j'ai même donné le
(1) On trouvera aussi, dans le tome IV du Répertoire de la Statuaire , le groupe récemment exhumé d’un fronton d’Erétrie et quelques autres fragments de frontons.