‹ Répertoire de reliefs grecs et romainsChapitre 44 sur 120 · LE CHAUDRON DE GUNDESTRUP · texte numérisé non relu

LE CHAUDRON DE GUNDESTRUP

Ce chaudron d’argent (Musée de Copenhague ; galvano au Musée de Saint- Germain) fut découvert en 1891 dans une tourbière à Gundestrup (département d’Aalborg, Danemark). Publié d’abord par Sophus Müller (Norcliske Fortidsminder, 1892), puis, en partie, par Alex. Bertrand [La Religion des Gaulois, p. 362-38o), il a été reproduit intégralement en France : i° par moi-même, dans la nouv. éd. de mon Guide illustré du Musée de Saint-Germain (1908; dessins au trait) ; 20 par Camille Jullian dans la Revue des études anciennes , 1908, p. 71, pl. 1-X (phototypies). J’ai soutenu dès le début, contre S. Müller, Monteliuset Bertrand, qu’il n’appartient pas au Ie1', mais au Ve ou au VIe siècle (. Anthropologie , 1894, p. 45b) ; M. Jullian le met à l’époque d’Auguste ( loc . /., p. 72) et suppose même qu’il a été fabriqué pour remplacer, chez les Cimbres, le chaudron que ceux-ci envoyèrent à l’empereur (Strabon, VII, 2, x).

Ce n’est pas ici le lieu de commenter ces reliefs barbai’es, dont l’importance est considérable pour l’étude de la religion celtique. Une explication satisfaisante des diverses scènes de sacrifice, processions, etc., reste à donner.

GUNDESTRUP. CHAUDRON. A COPENHAGUE

Plaques extérieures du vase de Gundestruj:

GUNDESTRUP. CHAUDRON. A COPENHAGUE

Plaque extérieure (Ij. plaque du fond (2, et plaques intérieures 3, 4 du vase de Gundestrup. Remarquer les affinités mithriaques (et mycéniennes ? du n° 2 et celles des enseignes du n" 3 avec celles de la broderie normande de Baveux

GUNDESTRUP, CHAUDRON. A COPENHAGUE

Plaques intérieures du vase de Gundestrup. Les animaux rappellent ceux des di tyques d’ivoire byzantins et des églises romanes (cf. S. R., Cultes , t. I, p. 283.)

On trouvera des vues d’ensemble du vase dans la Rev. des études anciennes , 1908, pl et dans mon Guide illustré , p. 121.

LE MAUSOLEE D’HALICARNASSE

Artémis'e, veuve de Mausole, satrape et prince de Carie, éleva un monument colossal à la mémoire de son mari, mort en 353 ; on l’appela, de son nom, le Mausolée. Les architectes furent Satyros et Pylhios, les sculpteurs Scopas, JBryaxis, Timothée, Léocharès, Pythios el peut-être Praxitèle. En i\o 2, les chevaliers de Saint-Jean s’emparèrent d’Halicarnasse et se servirent des pierres du Mausolée pour construire leur forteresse de Saint-Pierre (d’où, par corruption, Budrun). Ce vandalisme continua au XV0 siècle. Les premières esquisses des sculptures furent faites en 17^9 par Richard Dation. E11 1846, Slratford Canning (plus tard Lord Stratford de Redcliffe), ambassadeur d’Angleterre auprès de la Porte, obtint l’autorisation de transporter au Rrilish Muséum les reliefs encastrés dans le château; Newton, vice-consul à Milylène, fut chargé d’explorer le site du Mausolée (i856), qui avait été reconnu par Donaldson (Newton et Pullan, A History of Discoveries al Halicarnassus , Cniclus and Branchidae, 1862). Les fouilles continuèrent en i865, sons la direction de Biliolli et Salzmann ; la même année, une plaque de la frise, qui était à Gènes depuis le milieu du XVIIIe siècle, fut acquise par le Brilish Muséum du marquis Serra (Smith, II, n° 1022). En 1876, deux nouveaux fragments de la frise furent achetés à Rhodes, où ils avaient été transportés du temps des Chevaliers; enfin, en 1879, le sultan Abdul-LIamid donna au musée un fragment de la frise (Smith, 11, n° 1017) qui était conservé au Musée de Constantinople.

La restauration du Mausolée a occupé de nombreux architectes, dont les projets sont reproduits dans le Catalogue de Smith (t. 11, p. 76-77); il faut ajouter un important mémoire de W. B. Dinsmoor, dans Y American Journal of Archæology (juin 1908).

Pour les sculptures en ronde bosse provenant du Mausolée, voir le Répertoire de la Statuaire (consulter le mot Halicarnasse à l’index du t. III).

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