MANTINÉE. BASE DE PRAXITÈLE. ATHENES
Mantinée. Athènes. Apollon, Marsyas et l’esclave scylhe, qui sera bientôt chargé d'écorcher l'audacieux concurrent du dieu.
Pausanias (VIII, 9, 1) signale à Mantinée un temple dans lequel se trouvaient, d’une part, un Asklépios d’Alcamène, de l’autre les statues de Latone et de ses enfants, œuvres de Praxitèle « dans la troisième génération après Alcamène ». Sur la base, ajoute Pausanias, sont représentées les Muses (les mss. donnent Moûaa au singulier) et Marsyas jouant de la flûte. Trois faces de cette base ont été découvertes par Fougères à Mantinée [Bull, corr. hellén., 1887, p. 488: 1888, p. 104; Mantinée , p. 543 et pl. 1-4; toute la bibliogr. est donnée par Svoronos, Nationalmuseum , t. I, p. 179). Depuis la découverte de Vollgiaff, que le culte de Latone fut introduit à Argos en commémoration de la délivrance de la ville par Démétrios en 303, il est devenu évident que la Latone de Praxitèle, signalée à Argos par Pausanias II, 21, 8 , était l’œuvre non du grand Praxitèle, mort vers 340, mais de Praxitèle le jeune : Vollgraff a conclu qu’il en était de meme de la Latone de Mantinée et que, par conséquent, les bas-reliefs découverts par Fougères (peu dignes, d’ailleurs, de l’auteur de l'Hermès d’Olympie), sont de Praxitèle le jeune [Bull, de corresp. hellénique , 1903, p. 236-258). Svoronos, qui les croit du troisième siècle, n’admet pas qu’ils aient orné les côtés du piédestal de Latone : il les combine avec le relief de Madrid, dit do la naissance d’Athéna, et celui des » Heures et Aglaurides », restitué par Hauser, pour faire du tout la décoration d’une Ihymélé dans un théâtre ou un odéon. Suivant ce téméraire archéologue, le sujet principal serait Zeus, décidant la compétition musicale en faveur d’Apollon et envoyant Xiké pour le couronner (relief de Madrid) ; les trois figures de la page 184, 1 représenteraient les Moirai qui filent le mauvais destin de Marsyas [Dus Alhener Nationalmuseum, p. 20!), restitution de l’ensemble, et pl. 30, 31 ..
Reliefs d’une colonne historiée découverte au commencement de 1905 dans le camp romain de Mayence (haut., 12 m.); elle était surmontée d’une statue en bronze de Jupiter. L’inscription est une dédicace à Néron.
Ivœrber, Mainzer Zeitschrift, 1906, p. 54, pi. 3-4 (cf. Amelung, Rom. Mittheil.. 1906, p. 232) ; Domaszewski, Arch. fur Religionswissenschaft, t. IX, 1906, p. 305 ; E. Maass, Oesterr. Jahres hefle, t. X (1907), p. 85 (avec photogravures). — Voir la page suivante.
MAYENCE. COLONNE HISTORIEE
Voici l’indication des sujets (d’après Kœrber) :
P. 180, 1. (De haut en bas) : Cérès, Diane, Dioscure, Minerve et Fortune.
P. 186, 2. — Lune, Lar, Justice (?).
P. 186,3. — Vulcain, Victoire, Dioscure, Mercure et Rosmerta (ou déesse
locale;.
P. 186, 4. De haut en bas) : Sol, Lare, déesse(?).
P. 187, 1. — Virtus, Mars, Apollon, Hercule.
P. 187, 2. — Lune, Bacchus, Epona (avec cheval).
P. 187, 3. — Honos, Neptune, Jupiter.
P- Î87, 4. — Junon (avec taureaux), Génie de Néron, Pax ('?).
LE TRÉSOR DE NAGY-SZENT MIKLÔS
En 1799, on découvrit dans cette localité de Hongrie (comté de Torontàl) un trésor de 28 vases d’or repoussé, qui sont conservés au Musée impérial de Vienne. Le lieu de la trouvaille, sa richesse, sa bizarrerie, enfin les inscriptions peu intelligibles que portent certains des objets accréditèrent l’idée qu'il s’agissait d’un Trésor d'Attila. Aujourd’hui, on reconnaît que cet ensemble est postérieur au conquérant bun, mais on est fort embarrassé de dire : i°s’il appartient au VIe, VII-3, VIIIe. .. ou au XIe siècle ; 20 s’il est de fabrication scvthique, arménienne, syrienne ou avare; 3° à quelles inspirations les orfèvres (ou l’orfèvre unique) ont obéi. Les points suivants sont toutefois établis: i° le travail est chrétien ; une des inscriptions est la corruption d’une inscription grecque chrétienne relative au baptême ; 20 la forme et le style de plusieurs vases rappellent l'Inde ; 3° les détails et la décoration rappellent à la fois l’Inde, la Perse sassanide et la Chersonnèse scythique, où les traditions grecques et barbares se sont mêlées.
Je ne donne ici que les vases dont les motifs figurés sont importants. La collection entière a été bien reproduite et étudiée en grand détail par Joseph Hampe! : Alterthümer des friihen Mittelalters in Ungarn 190.') , t. I, p. 627-634; t. IL p. 4oi-423 ; t. III, p. 288-819. Cette publication annule toutes les précédentes, y compris celles d’Arneth et de M. J. IJampel lui-même (i884).