‹ Répertoire de reliefs grecs et romainsChapitre 54 sur 120 · MONUMENT DE NEMRUD-DAGH · texte numérisé non relu

MONUMENT DE NEMRUD-DAGH

Le monument d’Anliochos Ier au Nemmd-Dagh, sur le haut Euphrate (Syrie du nord), a été signalé en 1881 par l’ingénieur Charles Sesler et exploré en 1882i883 par Puchstein, Humann, Hamdy-Bey et Osgan. Les moulages de quelques figures, exécutés sous la direction de Humann, sont conservés au Musée de Berlin. La relation la plus complète est celle de Humann et Puchstein, Reisen in Kleinasien and Nordsyrien, Berlin, 1890 (2 vol., texte et atlas) ; il y a aussi une publication ottomane: Ilamdy-Beyet Osgan, Le tumnlus de Nemroud Dagh, Constantinople i883 (avec 36 planches).

Le sommet du Nemrud-Dagh atteint la hauteur de 2.2.32 mètres et marque le point culminant de la chaîne orientale du Taurus. C’est là qu’Antiochos Ier., roi de Commagène, avait élevé son propre tombeau et un ensemble de monuments grandioses en l’honneur de ses ancêtres ; la longue dédicace du roi en grec, suivie d’une loi organisant le culte, a été retrouvée presque intacte ( Reisen , p. 262 et suiv. ; Dittenberger, Orientis Graeci inscr., n" 383).

Les colosses assis de Zens Oromasdès, de Mithras, d’Artagnès, de Commagène et du roi Antiochos lui-même sont tristement mutilés; il en est de même des statues debout qui étaient adossées au tumulus; mais les images en relief des ancêtres du roi sont assez distinctes. L’ensemble date des environs de l’an /Jo avant notre ère et offre un mélange de style grec et oriental, où les influences de la Perse semblent dominer.

Dans l’allas des Reisen, on trouve des plans de Nemrud-Dagh (pl. 21, 221, des photographies des statues (pl. 28-28), des têtes colossales (pl. 29-.31). Nos dessins reproduisent les reliefs des pl. 35-/(o.

NEMRUD-DAGII. MONUMENT d’aNTIOCHOS

1. Reisen. 35, 1 ; texte, p. 288). — 2. (PI. 35, 2 ; p. 289). — 3. (PI. 35, 3 ; p. 303). D’après J’inscription au revers, c’est Darius Ier fils d’Hystaspe (Dittenberger, n” 388). — -t. (PI. 35, 4; p. 306 . D'après l’inscription au revers, Ordanès ou Bardanès. — 5. (PI. 36, 1 ; p. 299, 352). Le mieux conservé des reliefs, représentant un roi perse indéterminé. — fi. (PI. 36, 2; p. 315). Deux rois orientaux.

NEMRUD-DAGH. MONUMENT d’aNTIOCHOS

1. ( Iieisen , pi. 37, 1 ; p. 304). Artasuras fils d’Aroandès (inscr.). — 2. (PI. 37, 2; p. 311). Antioclios VIII (inscr.) — 3. (PI. 37, 3; p. 311). Démétrios II Nikator (inscr.). — 4. (PI. 37, 4; p. 312). La reine Isias Philoslorgos (inscr.). — 5. (PI. 37, 5 ; p. 313, 352.) Suivante d’Isias ('?). — 6. (PL 37, G ; p. 315.) Reine indéterminée.

NEMRUD-DAGH. MONUMENT I) ANTIOCHOS

1. iReisen, pl. 38, 1 ; p. 319 . Antiochos et la déesse Commagène (inscr.). — 2. PI. 38,2; p. 321). Antiochos et Apollon-Mithra (inscr.).— 3. (PI. 39, 1 : p. 325). Antiochos et Zeus Oromasdès (inscr.) — 4. Pl. 39, 2 ; p. 327). Antiochos et Héraklès- (inscr.).

NEMRUD-DAGH. MONUMENT d’aNTIOCHOS

{Reken, pi. 40, p. 329, 345.) Horoscope du roi Antiochos : le lion du Zodiaque, avec les planètes Mars, Mercure et Jupiter. « La disposition des dix-neuf étoiles sur le corps du lion et à côté correspond si exactement avec les données des eatastérismes d’Eratosthènes que ce relief peut servir, comme une illustration, à l’intelligence de certaines indications qu’ils renferment. Alors que d’ordinaire les planètes figurées dans un signe du zodiaque sont représentées par les tètes des divinités correspondantes, ici elles sont simplement figurées par le croissant lunaire et par de grandes étoiles à quatre rayons auprès desquelles sont inscrits leurs noms en grec » (p. 329). D’après les données du relief, Lehmann a calculé que la naissance du roi Antiochos dans le signe du lion doit se placer le 17 juillet 98 avant notre ère. Les textes nomment ce roi pour la première fois en 69, pour la dernière fois en 38, ce qui permet de le faire naître à l’époque indiquée par le calcul. Il y a pourtant des difficultés assez graves qui ont été signalées par M. Bouché-Leclercq, L Astrologie grecque, 1899, p. 373 et 439 (fig. 41).

notre-dame-d’alençon. paris

Ces monuments d’argent, découverts en 1836 à Notre-Dame-d’Alençon près Brissac (Maine-et-Loire), dans un ancien sanctuaire de Minerve, ont été acquis en 1852 par le Musée du Louvre et décrits par Longpérier dans la Notice des Bronzes antiques (p. 120 sq.). Des dessins médiocres en ont été publiés dans le Catalogue des collections de Toussaint Grille, Angers, 1851. Je ne reproduis pas deux masques de Minerve (Longpérier, 539, 540), trois bustes féminins (ibid., 541-543), un buste de Vénus (547) ni d’autres objets peu importants.

1. Apollon appuyé sur un trépied, tenant une branche de laurier; dans le champ, corbeau sur rocher, roue, cyprès. Médaillon repoussé (Longpérier, 544).

2. Patère plate ; au centre, deux oiseaux et deux corbeilles de raisin. Sur la bordure, chien poursuivant lièvre, loup, deux oiseaux, papillons (?) et arbres, le tout gravé en creux (Longpérier, 569).

3. Prince (Caracalla, selon Longpérier), tenant Victoire et corne d abondance. A sa droite, captif assis ; à sa g., palmier ; en avant, deux petites figures nues. Médaillon repoussé (Longpérier, 545).

4. Génie ailé tenant pedum et s'éloignant d’une corbeille d’où s’élance un serpent. Fond d’une coupe ornée de cannelures horizontales à l’intérieur (Longpérier, 553).

5. Génie ailé portant calathus et plante. Fond d’une coupe analogue (Longpérier, 554). Cet objet, comme le précédent, porte une dédicace à Minerve.

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