L’ARC D’ORANGE
Transformé en château fort au treizième siècle, l’Arc d’Orange fut débarrassé de ces constructions du moyen âge en 1721, par le prince François de Conti ; la base ne fut dégagée cju’en 1811. Des réparations indispensables ont été effectuées depuis 1825, sous l’habile direction de l’architecte Caristie.
L’arc a 18 m. 80 de hauteur, 19 m. 48 de long et 8 m. 5o de profondeur. Sur l’architrave de la face septentrionale on distingue de nombreux trous où étaient fixées les lettres de bronze d’une inscription ; Saulcy et Bertrand l’ont restituée en partie d’après oes traces. C’était une dédicace à Tibère, probablement ajoutée à l’arc en l’an 25 apr. J.-C. ( Corpus , t. XII, i2.3o). A cette époque, les Romains venaient de dompter la révolte de Sacrovir et de Florus en Gaule et l’on remarque que le nom de Sacrovir se ht sur un des boucliers; toutefois, il peut y désigner un des tailleurs de pierres, comme le nom voisin de Boudillus (?) suivi du mot celtique ctvoi (fabricant?). Dans le dernier quart du Ve siècle, un ecclésiastique gaulois (peut-être le Vincentius nommé par Gennadius, De vir. il /., 80) dit formellement que l’arc d’Orange commémore la victoire de César sur Marseille ( Arausicæ in areu triumphali Massiliense bellum sculptum habeiur ob signum victoriae Caesaris, Migne, Pair, lat ., t. XXI, p. 676; cf. M. Ihm, Hernies, 1904, p. 3o4; S. Reinach, Comptes rendus de l' Acad ., 3o juillet 1909). La seule publication satisfaisante des sculptures, dont il y a des moulages au Musée de Saint-Germain, est celle d’Espérandieu, Bas-reliefs de la Gaule, t. I, p. 190-205 ; voir aussi L. Châtelain, Les monuments d'Orange, 1908, p. 43-87.
Stylobate de la face nord de l’arc d’Orange.