L'ARA PACIS A ROME
En l’an i3 avant notre ère, un grand autel, dit de la Paix Auguste, fut consacré par le Sénat à l’empereur 1). Il s’élevait à Rome sur l’emplacement actuel du Palais Fiano (Corso). A diverses reprises, depuis le seizième siècle, on relira de là de beaux bas-reliefs qui furent dispersés. Le premier, en 1881, F. von Dulin reconnut qu’ils provenaient d’un même monument. En 1901, Eug. Petersen, qu’on trouve toujours prêt à l’appel des tâches difficiles, réunit tous les fragments de l’Ara Pacis et en publia même qui viennent d’ailleurs (2). La question, ainsi mise à l’ordre du jour, fut traitée par de nombreux savants, entre autres A. von Domaszewski (3), Iv. Dissel (4), Sieveking (5) et Gardthausen (6). Entre temps (1903), on a exécuté des fouilles sur l’emplacement du palais Fiano (7) ; elles ont prouvé que les restitutions adoptées jusqu’alors étaient erronées. 11 faut attendre la continuation de ces recherches pour tenter une restitution nouvelle. Ici, d’ailleurs, je n’ai à m’occuper que des bas-reliefs, qui sont les monuments les plus intéressants et les plus typiques de ïurbanilé un peu précieuse qui caractérise l’art augustéen.
(1) Monum. Ancyr., éd. Mommsen, p. 48.
(2) Eug. Petersen, Ara Pacis Auguslae , Vienne, 1902, avec un atlas de 8 planches.
(3) Oesterr. Jahreshefte , 1903, p. 57.
(4) Dec Opferzug der Ara Pacis , Hambourg, 1907.
(5) Oesterr. Jahreshefte, 1907, p. 175.
(6) Der Altar des Kaiser friedens, Leipzig, 1908 (cf. Rev. crit., 1909, I, p. 149).
(7) Voir Nolizie degli Scavi , 1903, p. 533, 565 ; Rom. Mitth., t. XVIII, p. 172, 175.