ROM K. COLONNE AURÉL1ENNE
127-130. Des femmes et des enfants sont conduits en captivité et les Sarmates mis en fuite sous les yeux de Marc-Aurèle, auquel un Germain donne des renseignements. Puis la marche reprend ; on passe une rivière.
ROME. COLONISE AURÉLIENNE ( 1.3 1- 1 34)
131-134. Les Sarmates en fuite sont rejetés sur la cavalerie romaine par la garnison d'une forteresse: on y conduit du bétail pour la ravitailler. L'armée romaine reprend sa marche.
ROME. COLONNE aurélienne ( 1 35- 1 38 )
135-138. Après le passage d’un pont, les Romains voient arriver des députés sarmates qui demandent et obtiennent la paix (la suite est interpolée).
139-144. Les chefs barbares rendent hommage à l’empereur; puis des Germains et des Sarmales sont conduits comme colons sur l'autre rive du Danube. Ceux qui essaient de se cacher sont pourchassés au delà du fleuve et pris ; ils se rendent avec leurs femmes et leurs bestiaux.
ROME. COLONNE AURELIENNE
Sacrifice de Trajan, devant le temple de Jupiter Capitolin (p. 331).
La colonne Trajane, haute de 100 pieds, fut élevée par le Sénat et le peuple romain en l’honneur de l'empereur « afin de marquer la hauteur de la montagne. qu’on a déblayée pour construire de si magnifiques monuments ». (Corp. inscr. lai., t. VI, n" 960) (1). La colonne, surmontée d’une statue de l’empereur, était surtout destinée à célébrer les victoires de Trajan sur les Daces ; la base est une chambre sépulcrale qui lui servit de tombeau. L’architecte du forum de Trajan, Apoilodore de Damas, fut sans doute aussi celui de la colonne. Respectée au moyen âge, sauf le caveau funéraire et la statue de bronze qui la couronnait, la colonne Trajane fut beaucoup étudiée à l’époque de la Renaissance, en particulier par Raphaël et ses élèves; Sixte-Quint en fit déblayer les abords et plaça sur le sommet une statue de saint Pierre, pendant de la statue de saint Paul qui surmonta la colonne de Marc-Aurèle. Moulée en partie par ordre de François Ier ( 1 5 \ 1 . puis par ordre de Louis XIV (i665), la colonne le fut de nouveau sous Napoléon Ifl (1861), qui fit ensuite reproduire les moulages par la galvanoplastie (1864) ; ces plaques, aujourd’hui au musée de Saint- Germain, ont été surmoulées pour le musée de Kensington (1876). Parmi les publications dont ce monument a été l’objet, il faut citer celles de Villamena et Chacon (1576), de Pietro Santi Bartoli (1672), de Piranesi (1770), de Froehner ( 1872-1 874, avec photographies), enfin de Cichori us (1896, avec photographies moins grandes) (2). Je suis l’auteur d’un petit livre sur la colonne Trajane au musée de Saint-Germain (1886) ; M. Petersen a publié deux excellents mémoires sur les guerres daciques d’après les reliefs de la colonne (1899, 1903) et Mmc Strong les a résumés dans son ouvrage Roman Sculpture (p. 166 et suiv.; avec photographies) (3). — Nos dessins reproduisent les planches de Bartoli, « belles infidèles », mais très suffisantes pour l’étude des motifs.
(1) Sur l'interprétation de ce texte, cf. Sogliano, Accad. di Napoli, t. XXV (1908).
(2) Sur le relevé de la colonne par Percier, voir Guifïrey, Journal des Savants, déc. 1906.
(3) Voir aussi Domoszewski, Philologus, 1906, p. 321-356.
ROME. COLONNE TRAJANE (l~4)
En tète de la page précédente, je reproduis la restitution, publiée en 1907 par M. Wace (Papers of the British School, t. IV, pl. 29), d’un grand bas-relief découvert en 1540 sur le forum de Trajan, représentant un sacrifice offert par l'empereur (dont la tête a disparu) lors de son départ pour la guerre dacique, devant le temple de Jupiter Capitolin. La plus grande partie de ce relief est au Louvre (Rép. sial., I, p. 45, 83) ; le reste est connu par des dessins du Vatican et de Pierre Jacques (pl. 18 de mon édition), qui a conservé la signature du sculpteur, M. Ulpius Orestes. La provenance est attestée, comme l’a reconnu d'abord M. Wace, par un texte de Sangallo (Lanciani, Storia degli Scaui, II, p. 124).
1-4. Piédestal décoré de trophées d’armes barbares (avec mélange d'armes romaines). L’inscription, dans un cartouche soutenu par deux Victoires, est sur la face sud. Aux quatre angles sont des aigles légionnaires tenant des guirlandes de laurier.
ROME. COLONNE TRAJANE (Ô-j)
5-7. Première campagne. La scène est sur les bords du Danube, gardés par des sentinelles romaines. On voit des tourelles fortifiées, des approvisionnements de bois et de fourrage, des barques chargées de tonneaux.
8-10. Le dieu Danube, près de Viminacium Kostolatz), favorise le passage des Romains, qui, précédés de Trajan, franchissent le fleuve sur deux ponts de bateaux (avril 101.) A peine débarqué, l’empereur tient un conseil de guerre : il est assis sur un suggestus formant tribune.
11-13. Tra.jan offre le premier sacrifice de lustratio (entrée en campagne), puis, debout sur un suggeslus avec deux lieutenants, donne l’ordre de lever le camp. Au milieu du bruit, un esclave, portant un égouttoir ou un crible, est renversé par son mulet (incident d’ailleurs inconnu). L’empereur harangue ses troupes, fait construire un camp retranché par les légionnaires et surveille lui-même leurs travaux (n° 14).
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14-16. ün pont relie cette première forteresse à une seconde, qui est en cours de construction ; plus loin, un retranchement circulaire. Trois éclaireurs paraissent sur un autre pont, jeté sur une petite rivière ou un soldat puise de 1 eau. Les légionnaires abattent des arbres et Trajan surveille la construction d’une nouvelle forteresse.
17 -19. On amène devant l’empereur un espion dace. Les Romains jettent un pont sur une rivière et construisent un poste fortifié. L’empereur envoie de la cavalerie en recon-
naissance.
20-22. L’armée avance à travers un pays boisé, en abattant les arbres. Une première bataille (celle de Tapae, Dion, 68,8; s’engage contre la cavalerie dace ; les Romains ont des auxiliaires germains (le haut du corps nu.) Des soldats apportent des tètes coupées à Trajan. Le combat a lieu pendant un orage, indiqué par la présence de Jupiter fulminant, qui lance la foudre contre les Daces. Ceux-ci recueillent leurs blessés.
23-25. L’empereur fait mettre le feu aux retranchements. des Daces, où l’on aperçoit une rangée de tètes décharnées et un étendard à l’emblème du serpent. Les Romains poursuivent les Daces au delà d’une rivière. Deux ambassades daces se présentent à Trajan. Les Romains pressent vivement l’ennemi, mettent le l’eu aux maisons ettrouvent les bestiaux des ennemis égorgés. Des femmes daces avec leurs enfants sont prisonnières des Romains et semblent faire cortège à Trajan prêt à se rembarquer. Les cavaliers daces attaquent un poste romain en traversant la glace d'une rivière ; mais la croûte cède et ils sont noyés (nü 2(1)..
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26-28. Après la noyade des Daces, un autre poste romain subit une attaque de l'infanterie ennemie, que secondent des cavaliers sarmates cuirassés d’écailles; leS Daces essaient de détruire les murs avec le bélier. Ici se termine la première campagne (102 ap. J.-C.). — Deuxième campagne. L’armée romaine, dans une ville sur le Danube Pons Trajani), se prépare à une nouvelle expédition. Des bateaux embarquent des approvisionnements et des chevaux.
29-31. L’empereur s’embarque et débarque à son tour, harangue ses troupes et charge à la tête de la cavalerie. Deux éclaireurs romains viennent à sa rencontre. La mêlée s’engage contre les cafaphractaires ou cuirassés sarmates, alliés de Décébale. Le combat dure jusqu’au milieu des ténèbres ; le buste de la Nuit parait au-dessus des rochers.
32-34. Un chef dace se tue pour échappera l’esclavage; les Romains reçoivent la soumission de vieillards, de femmes et d’enfants. Ils s'occupent, sous les yeux de l’empereur, à élever un retranchement. On garrotte les prisonniers daces et les Romains donnent des soins à leurs blessés. L’armée se remet en marche sous les yeux de l’empereur, auquel on amène un espion dace, et une nouvelle bataille s'engage.
35-37. Les Daces sont mis en fuite. Trajan harangue ses troupes et leur distribue des récompenses. Des prisonniers daces sont gardés dans un retranchement. Plus loin, l'empereur assis reçoit les hommages de ses soldats, tandis qu'à l’intérieur d’une bourgade dace, trois prisonniers romains sont torturés par des femmes qui les brûlent avec des brandons. Trajan, revenu sur la rive du Danube, y reçoit la soumission de deux chefs barbares.
Ainsi se termine la deuxième campagne.
38-40. Troisième campagne. L’armée repasse le Danube sur un pont de bateaux et occupe un fort abandonné par les Dace.s. Devant une place puissamment fortifiée, Trajan reçoit des ambassadeurs daces qui viennent demander la paix. On abat des arbres pour construire on retranchement.
41-43. Trajan offre un sacrifice et harangue ses troupes; l’armée avance à travers un pays boisé, en abattant des arbres. On voit les tctes de deux Romains plantées sur des pieux en avant de deux fortins. Trajan, à cheval, franchit une rivière sur un pont (n° 44).
41-46. La rivière passée, Trajan fait mettre le feu aux retranchements ennemis. Les Daces battent en retraite ; les Romains construisent un camp fortifié et un chef dace vient faire sa soumission. L’armée avance, avec une file de chariots ; on aperçoit de nombreux fortins à l'horizon.
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47-49. Sous les yeux de, Trajan, la cavalerie numide prend le galop ;lesDaces sont, mis en fuite et gagnent la forêt. Les Romains construisent un retranchement ; au premier plan, on voit une catapulte sur un chariot trainé par deux mules. Trajan reçoit deux princes daces.
ROME. COLONNE TRAJANE (5'0-5a)
50-52. Une nouvelle bataille s'engage dans la forêt, en avant de grandes piles de bois. Les Daces abattent des arbres pour se retrancher. Les Romains, munis d’une balisle, avancent et construisent un retranchement. Trajan reçoit un prisonnier dace (n® 53 l
53-55. Les Daces sont refoulés dans leurs retranchements, que les Romains emportent d’assaut en formant la lorlue avec leurs boucliers. On apporte à Trajan les tètes de deux chefs daces.
ROME. COLONNE TRÀJANE (56-58)
56-58. Nouvelle défaite des Daces. Trajan surveille la construction de retranchements ; on élève une nouvelle forteresse auprès d’une source.
ROME. COLONNE TRAJANE (oCJ-Gl)
59-61. Trajan reçoit la soumission de Décébale, qui vient demander la paix en compagnie de chefs daces. Les Daces détruisent eux-mêmes les fortifications de leur capitale (Sarmizegetusa, Varh’ékj}. Des vieillards, des femmes et des enfants rentrent dans le pays d'où ils ont été chassés par la guerre. Trajan harangue ses troupes victorieuses.
61-64. Entre deux trophées, la Victoire inscrit sur un bouclier les victoires des Romains. Fin de la première guerre dacique.
Seconde guerre. Quatrième campagne. Au printemps de 105, les troupes romaines s'embarquent à Ancône sur l’Adriatique (cf. Beu. arch ., 1905, p. 393-403, pour les statues figurées, n“ 63 à gauche), et abordent dans une ville importante où Trajan est reçu avec des démonstrations de fidélité.
BOME. COLONNE TBAJANE (65-6JJ
65-67. Trajan offre un sacrifice solennel, au milieu d'une grande multitude de peuple. L'identité des villes où se passent celte scène et la suivante est encore sujette à discussion (Strong, Roman Sculpture, note à la p. 188).