‹ Répertoire de reliefs grecs et romainsChapitre 99 sur 120 · ARC DE TRIOMPHE DE SALONIQUE · texte numérisé non relu

ARC DE TRIOMPHE DE SALONIQUE

L’arc de Salonique, dit la Kamara (la voûte), s’élève à l’est de la ville, sur la grande route qui la traverse de l’est à l’ouest. Il reste un seul mur de i3 m. 70 de haut sur 29 mètres de large et 3 m. 80 d’épaisseur, percé de trois arcades ; c’est à peu près la moitié de la construction primitive, qui avait 21 mètres de haut, 38 mètres de large et 17 de profondeur, dimensions qui dépassent celles des autres monuments analogues. C’est, du reste, le seul arc connu qui consiste en deux murs parallèles percés chacun de trois arcades et réunis par des voûtes (restauration dans Ivinch, pl. 3; état actuel, ibicl., pl. 1 et 2). Les reliefs sont relatifs à une campagne en Orient, une des divinités fluviales étant désignée par l’inscription noraii-oç Tîyptç ; d’autre part, on y distingue deux Césars et deux Augustes, ce qui oblige à placer l’arc au quatrième siècle, probablement sous Dioclétien et ses co-régents. Galère, qui avait à Thessalonique une résidence impériale, a dû faire construire l’arc en commémoration de sa victoire sur les Perses en 297, entre cette date et celle de l’abdication de Dioclétien (3o5). — L’ouvrage de Iv. F. Kinch, L'arc de triomphe de Satanique , Paris, 1890, avec 10 pl.. annule toute la littérature antérieure; cf. Curtis, Papers of the American Scliool in Borne, t. II, p. 78.

Le relief publié ci-dessous (haut., 1 m. 77; larg., 2 m. 71), conservé au musée de Constantinople (n° 122 de mon catalogue), provient probablement d’un autre portique ou arc élevé à Salonique. Le sujet principal reproduit le motif national du « Chasseur thrace ». Un article de journal, dont le Grand Dictionnaire de Larousse donna des extraits en 1874 (au mot Salonique), atteste que ce grand bas-relief provient bien de Salonique et qu’il y décorait une porte dite à tort de Constantin), non loin de la Via Egnatia. Le groupe des chasseurs à gauche est inspiré du motif attique des Tyrannicides.

Bas-relief monumental de Salonique.

SALONIQUE. AUC DE GALÈRE

(Kincli, pl. 4.) Pilier sud-ouest.— 1° Galère harangue ses troupes ; à droite, une Nike aveccorne d’abondance. — 2“ Galère reçoit une ambassade de Narsès après sa victoire. Plus loin, la déesse Rome et d’autres figures allégoriques, ou peut-être des Amazones considérées comme les compagnes de la reine de Perse Kineh, p. 33). A droite, des princesses captives.

SALONIQUE. ARC DE GALÈRE

1. (Kinch, pi. 5.) Face sud-est. — 1° Sacrifice solennel en l’honneur de Jupiter et d Hercule, devant un portique d’un style particulier qui se retrouve au palais de Dioclétien à Spalato Kinch, p. 3.) . Dioclétien est à g. de l’autel. Galère à droite; autour d’eu\ des divinités, Jupiter, la Terre (oc/. O Yi\l EN r,), la Concorde (?),Eiriné (IPIIN), puis deux canailles ou serviteurs. Adroite, un bouclier surmonté d’une image de Niké. — 2° Un cortège d’Orientaux apporte à l'empereur des présents du roi des Perses.

2. Kinch. p. 39.) Relief supérieur de la face sud-ouest. Autel surmonté d un bouclier, entre deux Nikés ; plus loin, deux groupes de prisonniers au pied de deux arbres. Ee reste de^la face est caché par des malisons ou enfoui sous terre.

SALONIQUE. ARC DE GALÈRE

(Kinch, pl. G.) Face nord-est. — 1° Arrivée de Galère dans une ville d'Orient. ; de part et d’autre, des Nikés. - — 2° È ictoire remportée par Galère sur les Perses. A dr., Nike, sur un char, se dirige vers l’empereur; à g., Arès et Artémis)?). — 3“ Au milieu, les deux Augustes assis ; auprès d’eux, les deux Augustes debout ; deux femmes agenouillées représentent la Mésopotamie et l’Arménie, isous les pieds des empereurs, l'Euphrate et la nymphe du Tigre dans leur grotte. De part et d’autre, divinités tutélaires : Jupiter, Mars, la Concorde (?), Artémis, les Dioscures, la Terre, l’Océan, la Fortune, Isis, Eros. — 4° Nikés dans des niches à coquilles.

SALONIOUE. ARC DE GALÈRE

(Kinch, pl. 7.) Face nord-ouest. — 1° Galère assis, couronné par Nike (autre Nike derrière lui , regarde un char trainé par quatre éléphants qui s’approche de lui, conduit par A irtus et. Hisl. Aug., Gord. III, c. 27 ; qaadrigae elephantorum Gordiano decretae, utpote qui Persas vicisset ]. — 2° Combat entre Romains et Perses. — 3° Prise du harem du roi de Perse par les Romains ; au milieu est la voiture de la reine ( harmamaxa ). — 4° Nikés dans des niches.

SALONIOUE. ARC DE GALÈRE

(Kinch, pl. 8.) Pilier nord-est. Face sud-ouest. — 1° Combat dans le pays des Guides ; charge de la cavalerie date. A droite, quadrige traîné par des éléphants et conduit par Nike. — 2° Convoi de prisonniers sortant d’une ville orientale. A dr., une femme et un enfant sur un chameau. — 3° Galère, sur un char à quatre chevaux, suivi de la garde d’honneur, enlre dans le pays ennemi où il est reçu par des femmes long-vètues. — 4° Le registre inférieur, tout à fait mutilé, représente un défilé d’animaux capturés (entre autres des zébus).

SALONIOVE. ARC DE GALERE

Kinch, pi. 9.) Face sud-est. — 1° Combat entre la cavalerie romaine et la cavalerie perse. — 2° Surprise d’une troupe d’Orientaux, hommes et femmes. — 3° Les Perses en fuite traversent le Tigre (à droite, inscr. IloTapo? Ttyptc'.

SALONIOUE. ARC DE GALÈRE

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(Kinch, pl. 10.) Face nord-ouest. — 1° L’empereur assis reçoit l’hommage d’Orientaux. — 2U Même sujet dans l’ordre inverse. — 3° Captives (ou déesses?). — Les deux reliefs de la face nord-est sont complètement détruits.

Bas-reliefs ayant décoré à Salonique un monument que les Juifs du pays appelaient Incantada le palais enchanté'. Un dessin de l’ensemble, fait en 1686 par Gravier d’Otières, a été publié par Froehner ( Sculpture antique du Louvre , p. 53). La façade a été reconstituée au Louvre, avec les sculptures et d’autres éléments rapportés de Salonique par Miller en 1865. Nous reproduisons les gravures arrangées de Stuart et Revett (Antiquités d'Athènes , t. III, pl. 7-12) ; les originaux sont 1res mutilés.

Nike, Ménade, Mercure avec bouc, Ganymède enlevé par l'aigle, Léda, Ménade, Dionysos, Ménade. Deuxième ou troisième siècle de notre ère.

Froehner, Sculpture antique, nos 20-23, avec bibliographie, p. 57.

SÉLINONTE. MÉTOPES. PALERME

Les premières métopes archaïques de Sélinonle ont été découvertes en 1823 par les architectes William Harris et Samuel Angel I. Trois d’entre elles proviennent du plus ancien temple de la ville, sur l’Acropole, qui doit avoir été construit peu après la fondation île Sélinonte par les Mégariens (cf. Léchât, Sculpture altique, p. 141, note 1). Les deux autres ont été exhumées des ruines d'un autre temple plus récent, datant de la fin du cinquième siècle. Les originaux, en pierre calcaire, sont au Musée de Païenne.

1. Persée égorgeant la Méduse en présence d’Athéna. La Gorgone tient dans ses bras le cheval Pégase, qui passait pour être né de son sang. — Benndorf, Die Metopen von Selinunt, pi. 1, p. 44 ; Perrot et Chipiez, t.1» VIII, p. 487 ; Smith, Catalogue of sculptures in the British Muséum , n0 135 ; Friederichs-Wolters, Gipsabgiisse , n° 149.

2. Héraklès emporte les brigands appelés Cercopes, dont les jambes ont été attachées à son arc (ou à un joug). — Benndorf, pl. 2, p. 45 ; Perrot et Chipiez, t. \ III. p. 488: Smith, n° 136; Wolters, n" 150.

P. 397, 3. Héros conduisant un quadrige. — Benndorf, pl. 47 ; 3, Perrot et Chipiez, t. VIII, p. 485 ; Smith, n° 137 ; Wolters, n° 151.

P. 397, 4. Europe sur le taureau, franchissant la mer. "Cette métope, trouvée longtemps après les précédentes sur l’acropole de Sélinonte, provient d’un autre temple et semble an moins aussi ancienne que celles-ci. — Perrot et Chipiez, t. VIII, p. 489 ; Monumenti antichi , t. I, p. 958. — Voir la suite page 398.

SÉLINONTE. MÉTOPES. PALERME

Voir la page précédente.

SÉLINONTE. MÉTOPES. PALERME

5. Métope archaïque découverte avec celle d’Europe (p.397, 2) et les débris d’une troisième représentant Héraklès domptant le taureau. Sphinx debout. — Perrot et Chipiez, t. VIII, p. 491.

6, 7. Fragments de deux métopes du troisième temple de Sélinonte, découverts par Harris et Angell (cf. p.396). Athéna combattant un géant ; Dionysos combattant un géant. — Benndorf, pl. 5 et 6, p. 50 et 52 ; Smith, nos 138, 139 ; Wolters, n° 152; Perrot, t. A"! 1 1 . p. 493.

SÉL1N0NTE. MÉTOPES. PALERME

Métopes récentes (temple E.) 1. Hiérogamie de Zeus et d’Héra. — 2. Combat d’Héraklès avec l’Amazone. — 3. Artémis et Actéon. — 4. Combat d’Athéna contre le géant Encelade.

Benndorf, Die Melopen von Selinunt, pl. 8, 7, 9, 10: Overbeck, Gesch. der Plastik, 4e éd., t. I. p. 558 et fig. 133.

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