‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 178 sur 269 · LIVRE II. - CHAP1THE VII · texte numérisé non relu

LIVRE II. - CHAP1THE VII

Espagnols équipèrent en conséquence une flotte de quarante navires pour envoyer au secours de ce roi, mais elle ne fut pas nécessaire, le roi de Danemark ayant consenti peu après d'abolir ces nouveaux impôts qui étaient la cause du différend.

Traité entre Christian IV, Philippe IV et le duc de Uolstein, pour alliance contre la Suède et les États généraux ( 1638).

J'ai déjà parié ci-devant d'un traité de ligue qui se fit, en 1638, entre les rois d'Espagne et de Danemark et le duc de Uolstein contre la Suède et les Provinces-Unies, et du succès qu'eurent les desseins de ces trois alliés, ainsi je n'en répéterai rien.

Traité entre Christian IV et Philippe IV, pour le commerce.

Ce grand dessein n'ayant pas réussi, et le roi Christian voyant, en 1640, qu'il était sur le point d'entrer en guerre contre les États généraux, et que ceux-ci s'étaient ligués avec la reine de Suède contre lui, il envoya Annibal Selicsted, qui était Espagnol d'origine, son ambassadeur en Espagne, pour négocier un traité de ligue avec le roi d'Espagne ; néanmoins, comme celui-ci était en guerre contre la France et les Provinces-Unies, et hors d'état de donner du secours au roi de Danemark, cet ambassadeur ne fit qu'un traité de commerce, qu'il conclut à Madrid, le 20 mars 16&1, avec le comte d'Olivarcz, commissaire du roi d'Espagne.

Par ce trait»', on permit la liberté du trafic entre les sujets du roi d'Espagne et du roi de Danemark, hormis les Hollandais, qui étaient habitués en Danemark. On convint que les uns et les autres seraient regardés dans le trafic comme les naturels du pays; que les sujets du roi de Danemark ne seraient point molestés en Espagne pour le fait de la religion ; qu'afin d'éviter qu'ils ne portassent en Espagne des marchandises de Hollande, ou en Hollande des marchandises d'Espagne, celles que les Danois porteraient en Espagne seraient scellées au sceau de la ville dont elles feraient parties, et ils enver-

390 IIISTOIKK DBS TUAI TÉS DE PAIX.

raient dans l'année un certificat du lieu où ils auraient porté celles qu'ils auraient enlevées en Espagne, faute de quoi ils payeraient 50 pour 100; que les sujets d'un des deux rois ne payeraient dans les États de l'autre que les mêmes impôts qu'y payent les naturels du pays ; que les armateurs de Dunkerque ne commettraient aucunes hostilités contre les Danois, et au contraire les ajusteraient comme leurs amis, et que s'ils étaient agités par quelque tempête ou poursuivis par leurs ennemis, ils pourraient conduire dans les ports de Danemark les prises qu'ils auraient faites hors de ces ports; que les deux couronnes ne pourraient faire aucune paix ni trêve avec leurs ennemis sans donner avis réciproquement; que l'un des deux rois n'y mettrait aucun article qui pût faire préjudice à l'autre; et qu'enfin si un des deux rois avait accordé quelques privilèges à quelque autre nation qui ne fût pas comprise dans ce traité, les sujets des deux rois ne laisseraient pas d'en jouir.

Traité de La Haye entre Christian V, Charles II et autre», pour alliance (1671).

J'ai déjà parlé, dans ce môme livre, chapitre iv, nombre 24, de ce traité, par lequel l'empereur, le roi d'Espagne et les États généraux firent une étroite alliance avec Christian V, roi de Danemark, et s'obligèrent de lui payer des subsides pour une armée qu'il devait mettre sur pied.

Page 1