XXXV I
Traili1 il* Goltorp .-Dire <v roi i t f.hriM'mn-Mlifrt , dur. do HolsU-in-Goltorp, pour liiruc défensive (mai 1001).
Christian-Albert est frère de la reine mère de Suède; ainsi comme Charles-Gustave avait fait avoir à Frédéric, père de ce duc, les avantages qui lui ont été accordés par les traités de Hotschild et de Copenhague, cette reine voulut les assurer encore davantage a son frère par un traité qui fut passé à Gottorp, le 2/j mai 1661, entre le roi de Suède d'aujourd'hui et ce duc.
Par ce traité le roi de Suède s'engagea de défendre de toutes ses forces le duc de Holstein et de le faire jouir des avantages accordés îi son père par les traités de Hotschild et de Copenhague; et promit qu'en cas de rupture entre le Danemark et la Suède, il n'attaquerait point les duchés de Holstein et de Slesvig, quoiqu'ils appartinssent en partie au roi de Danemark, pourvu que les habitants promissent de se tenir en repos.
Le duc stipula expressément qu'il ne s'obligeait à la couronne de Suède qu'à l'égard de points qui regardaient sa propre sûreté; qu'ainsi cette alliance ne pouvait être entendue contre l'empereur ni contre l'Empire, ni même contre le Danemark; puisqu'il était disposé d'entretenir une bonne correspondance avec eux.
C'est par ce traité que le duc de Holstein est devenu allié de la Suède et qu'il a obtenu en celte qualité que son affaire contre le roi de Danemark fût traitée a Nimègue.
Continuation du traité de Francfort entr» I.' mi do SuMe, les prince* ci-dessus et lea duc» des Deux-Pont» et de Wurtemberg ( Mût 1001 ).
Georges, landgrave de Hesse-Darmstadt, Eberliard duc de \\ m temberg, et Frédéric-Louis, duc des Deux-Ponts, entrèrent dans cette ligue de Francfort, autrement nommée la ligue du Rhin, laquelle fut renouvelée pour trois autres années entre tous ces princes par un traité fait aus.-i ii Francfort, le 31 août 1661.
WW1II.
Autre continuation du même traité entre les mêmes { 1003}.
Le 23 janvier 1663, les mêmes princes continuèrent encore, cette ligue défensive pour trois autres années.
Traité entre ce même roi et l'électeur de Brandebourg, pour confraternité (1005).
Au mois de novembre 1665 le roi de Suède et l'électeur de Brandebourg firent un traité par lequel ils confirmèrent le lien de confraternité qui était entre eux à cause d la l'oméranie ultérieure que l'électeur de Brandebourg possède, et qui doit retourner aux rois de Suède en cas de défaut d'enfants mâles dans la famille électorale; et en même temps, les États de celte l'oméranie rendirent l'hommage héréditaire à l'électeur et l'hommage casuel au roi de Suède.
Trait* de Hall entre If rafmf roi ci Jcan-*>orRp» II, électeur de Saie, pour ligue défensive (0 juillrt 1006).
Le 6 juillet 1666, Stenon Bielkc conclut a Hall, au nom du roi de Suède, un traité avec Auguste, administrateur de Magdcbourg, au nom
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LIVRK - CHAPITRE V. 661
de Jean-George, deuxième électeur de S«xe, son frère, pour une alliance défensive, et pour la manutention de la paix de Westphalic, du repos public, de la liberté, et de la religion.
Par ce traité ils convinrent que le roi de Suède et la maison électorale s'assisteraient réciproquement à leurs propres frais avec un secours de trois mille hommes, tant cavalerie qu'infanterie. L'électeur de Saxe n'a point envoyé ce secours au roi de Suède, lorsque l'électeur de Brandebourg, les ducs de Lunébourg et autres, attaquèrent la Poméranie et les duchés de Brème et de Vcrde, au commencement de l'année 1670, en laquelle ce traité, qui avait été fait pour dix ans, n'était pas encore expiré. La cause de cette inexécution de sa part vint sans doute de ce que la diète de l'empire avait déclaré le roi de Suède déchu du droit qu'il avait dans ces États.
Trait»1 di> Habfnhau«Mi rntri- ce même roi et la ville de Brème, pour terminer leurs différend* (novembre I666J.
Les Suédois ayant assiégé la ville de Blême en 166G, après plusieurs vexations pour l'obliger de reconnaître le roi de Suède, la ville se défendit courageusement. Les électeurs de Cologne et de Brandebourg s'entremirent d'apaiser ce différend ; le traité fut conclu à Habcnhausen, le 2."> novembre 1GGG, aux mêmes conditions que la ville avait offertes dès le commencement du siège.
Par ce traité, la ville, par respect pour le roi de Suède, convint qu'après la diète qui se tenait alors elle s'abstiendrait, jusqu'en 1700, d'avoir séance et voix dans les assemblées de l'empire, sans que cela lui pût porter préjudice ; en sorte que s'il n'intervenait aucun accord ou jugement, au contraire, elle recommencerait à jouir de ses droits de séance et de suffrage dans ses assemblés ; que la ville garderait tout ce qu'elle lèverait dans son enceinte pour les contributions de l'empire et des cercles, sans être obligée d'en mettre la moitié dans le trésor du duché, suivant le traité de Stade; que la ville jouirait des droits et . effets de la dépendance immédiate de l'empire, comme aussi du droit de territoire sur les quatre mairies; que sans préjudice du droit des i. 30
Uù2 HISTOIRE DES TRAITÉS DE PAIX.
s, la ville do Brème IM prendrait plus la qualité de ville libre impé" riait-, ni dans les i .ni dans les édits qu'on afllcherait, jusqu'à
ce qu'il y eût un accord ou un jugement donné par les voies ordinaires de la justice; que 1rs bourgmestres et le Sénat feraient hommage au roi de Suède comme duc de Brème; que les différends concernant la dépendance immédiate et autres chefs non réglés ne seraient point décidés par la voie des armes, mais à l'amiable ou par un jugement de droit, et enfin (pie la ville députerait vers l'empereur pour avoir la ratification de ce traité.
Trait* de Colorne sur la Sprte Wtn même roi et l'électeur de Brandebourg-, pour ligui d'fcnkire (1673).
Le roi de Suède qui était obligé, par son alliance offensive et défensive avec la France, d'attaquer les Ktats généraux, craignit d'être attaqué' lui-même, pendant < 1 1 it • ses troupes agiraient contre eux; il appréhendai) particulièrement l'électeur de Brandebourg dont il se méfiait. 11 voulut donc après que cet électeur eut fait sa paix avec la France àVossem, au mois de juin 1673, se délivrer de louslessoupçons qu'il pouvait avoir, en faisant avec lui un traité de ligue défensive, auquel il donnèrent pour fondement le traité de paix de Munster, celui de Steltin de J653, et le traité d'Oliva du 3 mai 1G<)0.
Ils convinrent que l'électeur garantirait au roi de Suède l'Esthonie et la Livonic suédoise, et le roi de Suède à l'électeur, la Prusse ducale en toute souveraineté; qu'ils se garantiraient encore tous les Etats qu'ils possédaient dans l'empire, en vertu des trailés de Wcstphalie et de Stcttin. Ils se promirent un secours réciproque, en cas qu'ils fussent attaqués ; et enfin ils convinrent que ce traité durerait dix années.
Nous verrons dans la suite de ce chapitre, au nombre XLVTI, comment ce traité fui exécuté de part el d'autre.