XL IV
Traité entre le même rot et Jean-Frédérie, duc de Hanovre, pour le mémo ««jet
Le roi de Suède lit encore, en 1675, un traité de ligue défensive avec Jean-Frédéric, duc de Hanovre, allié de la France, en conséquence duquel ce duc so mit en devoir de secourir le duché de Brème contre les confédérés; mais ceux-ci étaient si puissants, et les Suédois si faibles, qu'il fut obligé de faire dans la suite un traité de neutralité avec les premiers pour n'en être point accablé.
KLV.
Traité de psit de Zell entre Louis XIV et Charles XI d'une part, et Georges-Guillaume de l'autre (février UM9).
Les ducs de Zell et de Wolfenbûttcl voyant que l'Espagne et les États généraux, nonobstant leurs protestations, avaient conclu leur paix particulière à Nimègue, et que l'empereur faisait aussi la sienne avec la France, résolurent d'accepter les offres que Sa Majesté très-chrétienne leur envoya faire par le marquis de Fcuquicres, qui conclut la paix avec eux le 5 février 1679 a Zell, tant au nom du roi son maître que pour le roi de Suède.
HISTOIRE DES TIlAITÉS DE PAIX.
Par ce traité on convinl qu'il ) aurait une amnistie générale même h l'égard des sujets des deux couronnes, et particulièrement de ceux des duchés de Brème et de Verde auraieul servi ces princes pendant cette guerre; que la paix de Westphalie demeurerait en sa force, et serait le fondement de ce trailé; que ces princes restitueraient au roi «le Suède ce qu'ils possédaient du duché île Brème aussitôt que la paix générale serait faite; qn<' le duc Krncst- Auguste, prince d'Osnabruck, frère du duc de Zell. jouirai! aussi de celle paix, & condition qu'il la ratifierait trois semaines après l'échange des ratifications des deux rois et des deux duo; que tous les Etats du cercle de la basse Saxe, et en particulier des villes de Lubeck, de Brème et de Hambourg jouiraient de cette paix.
Par des article-, séparés on leur laissa quelques petits pays et biens enclavés dans leurs Etals, savoir premièrement la prévôté de Doivent cl une langue de terre située entre les rivières de Weser et d'Aller; secondement le bailliage de Tédingliaiiseu { enfin on leur céda toutes les possessions et rentes dont les évéché» et les chapitres de Brème et de Verde cl leurs dépendances jouissaient dans les K:ats de ces princes sans aucune exception.
On convinl «pie ces princes jouiraient encore du duché île Brème pendant huit muis. à moins que la paix générale ne se fit plus tôt; que le roi de France leur paverait 300,000 écus en trois payements, lorsqu'ils rendraient C.arlsbuurg. Si. oie ol Bortemide; q»c si la paix tardait d'être conclue plus de huit mois après l'échange des ratifications, et qu'ainsi ils rendissent le pays de Brome au roi de .Suède* Sa Majesté très-chrétienne leur paverait '20.0(1(1 «eus par mois jusqu'à l'exécution entière de la paix générale; que ces princes ne donneraient ni passage ni quartiers aux I loupes de Danemark et de Brandebourg dans leurs Etats* et que les deuv rois n'y feraient point non plus entrer leurs troupes; que le- deux rois accorderaienl la paix à révèque de Munster et au duc de HoL-tein-Ploeii à des conditions raisonnables.
Par d'autres articles secrets les deux mis s'obligèrent de défendre ces princes contre les entreprises du roi de Danemark et de l'électeur de Brandebourg avant ou après la paix générale, et d'ob-