‹ Répertoire diplomatiqueChapitre 229 sur 269 · XI. VI · texte numérisé non relu

XI. VI

Trait* de paix de Nimrçue entre Ch«rle» XI et F«rdin»nd de Furatemberg, évcque de Mumut et de ftulerborn (mur» 1670).

Ferdinand de Furstemberg, évêque de Paderbom et successeur de Christophe-Bernard de Galcn, évêque de Munster, conserva les mêmes liaisons que son prédécesseur avait eues avec les ennemis de la Suède ; mais la paix ayant été faite au mois de février 1679 entre le roi de Suède, l'empereur, et presque tous les princes de l'Empire, cet évôque voulut aussi faire la sienne, et conclut à Nimègue, le 29 mars suivant, un traité de paix avec le roi de Suède, par lequel il convint que le traité d'Osnabruck serait le fondement de cette paix ; que l'évêque rendrait à la Suède toutes les places que son prédécesseur avait occupées dans les duchés de Brème et de Verde, et dans les terres qui appartiennent au roi de Suède par les traités de Westphalie, et qu'il rappellerait les troupes que ce même prédécesseur avait envoyées au roi de Danemark; que la Suède lui payerait 100,000 écus pour les frais qu'il avait faits aux fortifications des places qu'il était obligé de restituer, et qu'il retiendrait en nantissement le bailliage de Wildcshausen.

Ainsi, moyennant ce petit bailliage que l'évêque de Munster n'a môme retenu que jusqu'au payement des 100,000 écus, le roi de Suéde est rentré dans toutes les places que ce prélat occupait dans ces deux duchés.

XLVH.

7nM de ptii de B»in«-Germaln mtr* Uni. XIV M Cbârl» XI d'un* part.

et l'clectrur de Brandrliourït d<- l»ulre (Juin 1610).

L'électeur de Brandebourg faisant la paix avec le roi de France à Vossem, en 1673, avait mis cette clause, que ce traité ne lui lierait point les mains, si l'Empire était attaqué; néanmoins, avec cette restriction que Sa Majesté très-chrétienne ne serait point censée attaquer l'Empire quand elle attaquerait quelque prince d'Allemagne qui assisterait ses ennemis. Il arriva dans la suite que l'électeur de Trêves, ayant livré sa forteresse d'Ilermenstein à l'empereur, se plaignit que des troupes françaises avaient commis quelques hostilités dans ses États; de plus, quelques autres princes de l'Empire se plaignirent aussi de ce que les troupes de France étaient entrées dans leurs États, quand elles furent à la rencontre du général Montécuculli, pour fermer le passage aux troupes qu'il menait contre des princes

alliés de la France.

L'électeur de Brandebourg prit ce prétexte pour recommencer la guerre contre la France; mais la Suède n'ayant pas jugé ces raisons suffisantes pour rompre un traité solennel, fit faire une irruption dans les États de l'électeur. Le connétable Wrangel agit avec si peu de vigueur, qu'il donna le temps à ce prince de revenir d'Alice dans ses États, où il surprit et tailla en pièce les Suédois, ci se rendit maître de toutes les places qu'ils possédaient dans la Poméranie, et même de Stettin et de Stralsund qui se défendirent mieux que les autres.

L'électeur voyant avec beaucoup de chagrin que la plupart des confédérés avaient fait, leur paix malgré ses protestations, et qu'il allait avoir les forces de la France à soutenir, écrivit au roi trèschrétien une lettre fort soumise, pour remettre a sa disposition 1» meilleure partie de ses conquêtes, et lui envoya le sieur Mcinders pour traiter avec Sa Majesté. Le roi lui donna pour commissaire le sieur de Pomponne, et ils conclurent à Saint-Germain en Laye, le 29 juin 1679, un traite de paix entre le roi tant en son nom que pour le roi de Suède d'une part, et l'électeur de Brandebourg de l'autre.

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