‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 107 sur 514 · ACTE I, SCÈNE · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE

M. DUBCET,.

Non, je vous en réponds ; j'y viendrais tout botté.

harthou.

Tout botté!

Marlhon, ne plaisante point ; il y a bien au» tant de passion à l'un qu'à l'autre.

MARTHOK.

Moi, madame, je ne plaisante point*

Eli bien, monsieur ! comment Ta mon procès ?

M. ntIBCKT.

Ah, madame! le rapporteur se tieodroit fort heureux , si vous aviez autant d'ardeur pour lui qu'il en a pour tout ce qui vous touche.

cidalise.

. Dites-moi, je vous prie, en quel état est mon procès.

M. DCRCET.

Aladame, rien ne m'embarrasse sur votre- affairent, quand il y auroit plus de. difficulté qu'il n'y en a , j'ai des amis qui voudront bien me servir en appuyant mes sentiments. Si l'appel de la sentence de liquidation de vos conventions matrimoniales eut été plus tôt conclu et reçu , il y a long-temps que vous seriez hors d'affaire ;. et je

176 LA COQUETTE ET LA FAUSSE PRUDE, n' au roi s pas manqué de vous accorder tout ce qui auroit dépendu de mon ministère, et au-delà, avec une rude condamnation de tous dépens, dommages et intérêts.

Quand tout cela sera fait, monsieur, aurai-je gagné mon procès? car je ne comprends rien à ces choses.

M. DURCET.

Tout ira bien , madame, ne vous mettez point en peine.

MARTHON.

Eh ! monsieur, comment pouvez- vous dormir avec tout ce tintamarre-là dans la tête?

M. DURCET.

Ah! Marthon, si je n'avois autre chose qui m'empêchât de dormir...

Achevez, monsieur, que voulez-vous dire?

M. DURCET.

Il vient des gens les soirs, qui me réveillent de bon matin, madame.

C'en est assez, je vous entends; et je veux bien calmer vos inquiétudes. Les assiduités de monsieur Basset vous chagrinent ; croyez qu'elles me chagrinent autant que vous. C'est mon oncle qui

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