‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 11 sur 514 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

MONCADE, PASQUIN

Eh ! que dira Cidalise quand elle ne vous verra plus sa montre?

HORCADE.

M'habilleras-tu, te dis-je?

Eh!' vous ne vouliez pas sortir.

MONCADE

Je ne sais ce que je ferai. J'ai bien envie de passer la journée ici. Non , il faut que je sorte. (croyant entendre du bruit. ) On frappe : n'est-ce point encore quelque laquais.

Non , monsieur, personne n'a frappé. Avouez que c'est un fatigant mérite que celui d'être un joli homme-, et de ne pouvoir pas faire un pas

•* L'HOMME A BONNE FORTUNE, sans être couru de tout le monde. Il y a quelques chagrins et quelques périls à essayer, oui, quand on est fait comme vous.

MOHCADE.

Il y a des moments où je vondrois n'être point

fait comme je suis, et où je donnerois toutes

choses au monde pour être fait comme toi. Ne

sauroifrtu point quelque secret pour me faire haïr?

fa s QUI*.

Oui, monsieur, et facile même. Vous n'avez qu'à continuer de vivre comme vous vivez, et je vous garantis haï et méprisé de tout le genre humain, (entendant frapper.)On heurte, ce coup-ci.

HONCADE.

Ouvre.

p a squ i n , après avoir été ouvrir. Cest de la part de Gidalise.

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