‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 172 sur 514 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

MARTHON, CIDÀLÎSE.

Ah ! vous avez bien opéré, vraiment ! Monsieur Basset et monsieur Durcet se sont dit mille injures; chacun se prenoit pour l'espion de l'autre. J'ai peur qu'il* n'éclaircissont tout : ils sont sortis ensemble.

cidalise.

Je les entendois de ma chambre.

MARTHON.

Cela n'étoit-il pas bien divertissant ?

CIDALISB.

J'en ai pensé mourir de rire.

a78 LA COQUETTE ET LA FAUSSE PRUDE,

MARTHOH.

Et si Éraste étoit veau là-dessus ? •

H en auroit ri comme moi.

MARTHON.

Je ne sais ; c'est un mauvais plaisant sur certaines choses.

Oh! tais-toi : j'ai d'autres choses dans la tête. Le comte ne vient point.

MARTHON.

Eh! que diantre en voulez-vous faire? Il n'est pas plus haut que ma jambe.

Je suis piquée , je te l'avoue.

MARTHON.

Et de quoi ?

De son indifférence.

MARTHON.

L'aimez-vous?

Moi? non : mais je ne serois point fâchée qu'il m'aimât à présent.

MABTHON.

Et pourquoi?

Page 1