‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 178 sur 514 · CIDALISE, LUCILE, ÊRASTE, LE COMTE, PASQUIN, MARTHON · texte numérisé non relu

CIDALISE, LUCILE, ÊRASTE, LE COMTE, PASQUIN, MARTHON

JtAfcTHQM.

Bonsoir, Pasquin.

PA.SQt31N.

Bonsoir, Marthon. Ils me prenoient pour un voleur, à ce qu'ils disoient ;'mais je crois, par ma foi, qu'ils me vouloient voler eux-mêmes. La peste ! qu'ils ont le nez fin ! Us m'ont suivi plus de

286 LA COQUETTE ET LA FAUSSE PRUDE, trois rues : ces truffes que je portois les guidoient merveilleusement. Enfin je suis arrivé à la petite porte; j'ai voulu l'ouvrir avec la clef qu'Érastem'a laissée ; au diablezot, j'ai trouvé, je pense , plus de quarante mille trous de serrure sans trouver le véritable.Ces messieurs se sont arrêtés; ma •crainte a redoublé, et leurs soupçons aussi, {avec trois sons de voix différents. ) Il veut crocheter cette porte , disoit l'un : c'est un voleur , disoit l'autre... Il faut le mener au Chàtelet... Enfin j'ai vu l'heure que nous allions capituler; et je me trouvois déjà fort heureux de me retirer sain et sauf , sans armes ni bagages, c'est-à-dire sans truffes, ratafia, ni vin de Champagne.

Tu as donc ouvert la porte, à la fin?

PASQUIH.

Ah ! ma foi, il étoit temps. Oh ! çà, que feraije de tout ceci?

Marthon , aidez-lui. Sois-la, Pasquin.

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