‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 181 sur 514 · CIDALISE, LUCILE, ÉRASTE, LE COMTE · texte numérisé non relu

CIDALISE, LUCILE, ÉRASTE, LE COMTE

Je yeux pénétrer ce mystère.

CIDALISE, h Éraste.

Vous me fâchez bien fort.

Dites-moi donc ce que c'est.

>CIDALI8E.

Je vous le dirai; mais je romps avec vous...

Voilà qui est fait, je ne vous le de~nande plus ; mais f en mourrai.

A présent que vous êtes raisonnable , je veux bien vous le dire ; mais, quand vous l'aurez su,x ne cessez pas de l'être.

Non , je vous le proteste.

Ce sont deux hommes que vous n« connoissez

290 LA COQUETTE ET LA FAUSSE PRUDE, point, qui viennent d'éclaircir que depuis long* temps je me moquois d'eux. Ils vouloient m' épouser l'un et l'autre. Ne tous alarmez point, j'avois intérêt de les ménager; l'un étoit mon rapporteur, l'antre me prêtoit de l'argent : mon procès est gagné, je n'ai plus besoin d'eux; dictez-moi la réponse, je U leur ferai; ou parlez-leur vousmême.

LB COMTE

H paroît de la bonne foi dans le procédé de madame.

CIDALI8K.

Tout cela ne le satisfait point encore. ( à Éraste.) A quoi rêvez-vous?

ÉEASTE.

A rien, madame.

Page 1