CIDALISE, LUCILE, ÉRASTE, LE COMTE
Je yeux pénétrer ce mystère.
CIDALISE, h Éraste.
Vous me fâchez bien fort.
Dites-moi donc ce que c'est.
>CIDALI8E.
Je vous le dirai; mais je romps avec vous...
Voilà qui est fait, je ne vous le de~nande plus ; mais f en mourrai.
A présent que vous êtes raisonnable , je veux bien vous le dire ; mais, quand vous l'aurez su,x ne cessez pas de l'être.
Non , je vous le proteste.
Ce sont deux hommes que vous n« connoissez
290 LA COQUETTE ET LA FAUSSE PRUDE, point, qui viennent d'éclaircir que depuis long* temps je me moquois d'eux. Ils vouloient m' épouser l'un et l'autre. Ne tous alarmez point, j'avois intérêt de les ménager; l'un étoit mon rapporteur, l'antre me prêtoit de l'argent : mon procès est gagné, je n'ai plus besoin d'eux; dictez-moi la réponse, je U leur ferai; ou parlez-leur vousmême.
LB COMTE
H paroît de la bonne foi dans le procédé de madame.
CIDALI8K.
Tout cela ne le satisfait point encore. ( à Éraste.) A quoi rêvez-vous?
ÉEASTE.
A rien, madame.