ACTE I, SCÈNE IV. 34i
Tu m'entends? Hein?
DAVE
Pas trop.
SIMON
Je sais bien qu'à son Âge On n'aime pas, on craint, on fuit le mariage.
DAVE
On le dit.
SIMON
Et sur-tout lorsqu'un jeune imprudent S'abandonne aux conseils d'un mauvais confident» Il se livre à des maux qu'on ne saurait comprendre.
DAVE
Je commence , monsieur, à ne vous plus entendre.
Tu ne m'entends plus ?
DAVE
Non.
SIMON
Attends jusqu'à la fin.
DAVE
Je suis Dave, monsieur, et ne suis pas devin.
SIMON
Tu veux que je sois clair et plus intelligible?
DAVE
Oui , s'il vous plaît. *
SIMON
Je vais y faire mon possible.
Si mon fils n'est ce soir soumis à la raison, Je te ferai demain mourir sous le bâton ;
3Js L'AXDBIEXKE.
Et veux, si je l'oublie, on si je te fins gnee. Que sans miséricorde on n'assomme à ta place. Eh bien! de ce discours es-ta plus satisfait?
date.
Celui-ci , pour le coup , me paraît clair et net. Ce discours-ci n'est point de ces discours Enrôles , Et renferme an grand sens en très peu de paroles.
SI MO*
Tn ris; mais prends bien garde a cette affaire-ci. Ta ne te plaindras point qu'on ne fait averti. Adieu.
( 7/ rentre chez lui. )
SCÊSE V.
DAVE
Vous l'entendez de vos propres oreilles. Sus, Dave, il n'est pas temps de bayer aux corneilles. Si l'esprit ne nous sert en cette occasion, Pour mon maître, ou pour moi , je ne vois rien de bon. Que faire? Le laisser dans ce péril extrême? Il est mort. Le servir par quelque stratagème? Si le vieillard le sait... Je m'y perds; et ma foi! Je ne vois que bâtons prêts à tomber sur moi. Quand il saura (bons dieux! quelle triste journée!) Pamphile marié depuis plus d'une année ! Pensent-ils qu'il prendra, ce vieillard emporté, Des contes faits en l'air pour une vérité? hui diront-ils qu'elle est citoyenne d'Athènes;