‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 219 sur 514 · M ISIS · texte numérisé non relu

M ISIS

Elle ue doute pas Que, s'il dépend de vous, Pamphile... Mais, hélas! Si l'on vous y contraint?

PAMPHILE

Je serois assez lâche Pour rompre, pour briser la chaîne qui m'attache?

MISIS.

Elle mérite bien que vous vous souveniez

Que les mêmes serments tous deux vous ont liés.

PAMPHILE

Si je m'en souviendrai! qui? moi?... toute ma vie.

Ce que me dit Chrysis, parlant de Clicérie,

Occupe incessamment mon esprit et mon cœur.

Mourante, elle m'appelle; et moi, plein de douleur,

J'avance. Vous étiez dans la chambre prochaine.

Et pour lors, d'une voix qui ne sortoit qu'à peine,

Elle me dit : ( Misis , j'en verse tac or des pleurs ! )

« Elle est jeune , elle est Belle , elle est sage , et je meurs.

« Pour conserver son bien que peut-elle à cet âge?

« La beauté pour ses mœurs est un triste avantage.

«Je vous conjure doue, par sa main que je tiens,

« Par la foi, par l'honneur, par mes pleurs, par les siens ,

» Par ce dernier moment qui va finir ma vie,

« De ne vous séparer jamais de Glicérie !

« Pamphile, quand j'ai «ru trouver un frère en vous,

« L'aimable Glicérie y crut voir un époux;

« Et depuis tous ses soins n'ont tendu qu'A vous plaire.

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