ACTE II, SCÈNE IV. 36i
Cest votre père, au moins, pensez-y mieux, Pàmphile; Et de lui résister c'est chose peu facile. Dans de nouveaux chagrins n'allez point vous plonger. Sur le moindre soupçon qu'il pourroit se forger, Il vous feroit chasser brusquement Glicérie, Vous n'en entendriez parler de votre vie.
PAMPHILE
La chasser ! j uste ciel ! »
DAVE
N'en doutez nullement.
Que faut-il faire? hélas !
DAVE
Dire , tout maintenant, Qu'à suivre ses conseils vous n'aurez nulle peine, Et que vous êtes prêt d'épouser Philumèhe.
PAMPHILE
Hein?
DAVE
Plaît-il?
PAMPHILE
Je dirai...
DAVE, l'interrompant.
Pourquoi non ?
PAMPHILE
Que je vais...
Non, Dave , encore un coup, ne m'en parle jamais.
DAVE
Croyez-moi
3fn L'ANDRIENNE.
PAMPBILE.
C'en es* trop, et ce discours me lasse. Mais que risquerez-vous ? Écoutez-moi , de grâce !
PAMPBILE.
De me voir séparer de l'objet de mes vœux, D'épouser Philumène et vivre malheureux.
DAVE
Cela ne sera point : soit dit sans vous déplaire , Je vois plus clair que vous dans toute cette affaire. Vous ne hasardez rien à tous humilier.
Votre père dira : « Je veux vous*' marier; « J'ai choisi ce jour-ci pour célébrer la fête: » Et vous lui répondrez, eu inclinant la tête : » Mon père , je ferai tout ce qu'il vous plaira. * Fiez-vous-en à moi ; ce coup l'assommera , Et ce bon homme enfin , «u intrigues fertile, Cessera de poursuivre un dessein inutile. Chrêmes, dans son refus, plus ferme que jamais, Vous va servir, monsieur, et selon vos souhaits. Ainsi vous passerez, au gré de votre envie, Sans troubles, d'heureux jours auprès de Glicérie. Chrêmes, de votre amour par mes «oins informé , Dans son juste refus « verra confirmé.
Mais ressouvenez-vous que le nœud de l'affaire Est de -paroi tre en tout soumis à votre père; Et ue vqusiallpz point encore imaginer Qu'il ne trouvera plus de fille à vous donner. Dans cet engagement que vous faites paraître, H vous Ja choisira vieille et laide peut-être,