‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 240 sur 514 · ACTE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE IV

SIMON

Pour la seconde fois, Chrêmes, y pensez- vous?

CHRBMÀS.

Pour la centième fois; car enfin, entre nous, A votre fils plongé dans le libertinage Irois-je ainsi donner ma fille en mariage? C'est se moquer, tout franc; et vous n'y songez pas De me pousser vous-même à faire an mauvais pas. Croyez ^d'ailleurs, Simon, que cet effort me coûte.

SIMON

Ah ! de grâce ! un moment.

CHREMES.

Parlez, je vous écoute.

SIMON

Chrêmes , par tous les dieux, j'ose vous conjurer, Par l'amitié qu'en nous rien ne peut altérer, Qui dès nos jeunes ans a commencé de naître, Que l'âge et la raison ont formée et vu croître , Par cette fille unique en qui vous vous plaisez, Par mon fils, du salut duquel vous disposez, D'accomplir cet hymen sans tarder davantage ! Cest de notre amitié le plus sur témoignage.

CHREMES.

Ah! Simon, cachez-moi toute votre douleur : Ce discours me saisit et me perce le coeur. A vos moindres désirs je suis prêt à me rendre. Du moins, à votre tour, daignez aussi m'entend re. Voyons : si cet hymen leur est avantageux , J'y consens; à l'instant marions-ks tous deux. Mais quoi ! si cet hymen, que votre cœur souhaite,

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