SCÈNE III
CRITON, &ÀVE.
cutton, à part.
Perdrai-je à la chercher bien des pas et ck temps?
date, à pari, en apercevant Critôti.
Voici quelque étranger.
cm t où, à part.
Oui , c'est dans cette place.
VAVb,àpart.
A qui donc en vettt-il?
cm ton.
Me ferei-vous la grâce De vouloir, s'il tous pfaît, m'ettseiguer h logis « 34
3o8 L'ANDRIENNE.
De Glicérie, ou bien de la sœur de Chrysis? date, lui montrant la maison où demeure Glicérie. Vous voilà maintenant, monsieur, devant sa porte. Pour Chrysis, vous savez...
c rit on, t interrompant.
Oui , je sais qu'elle- est morte .
Vous la connoissiex doue?
DAVE
Si je la connoissois ?• J'étois son serviteur, monsieur, et ï honorais Comme elle méritait
CRITON
J&lle étoit Andriennt.
DAVE
Je le sais.
CRITON
Et, de plus, ma cousine germaine; Et je viens, tout exprès, prendre possession De ce qui m'appartient de sa succession : Car j'ai lieu d'espérer que déjà Glicérie, Rendue heureusement au sein de sa patrie, A recouvré son bien et ses parents aussi.
DATE
Elle est comme elle étoit en arrivant ici,
Sans parents et sans bien, monsieur, je vous le jure.
CRITON
Ah! que j'en suis fâché!... La pauvre créature!... Si j'eusse su cela , loin de partir d' Andros , J'y serais demeuré, chez moi, bien en repos. Tout It monde la croit la sœur de ma parente;
ÀCTlÈ IV, SCÈNt III. 399
Sous ce titre elle a pris et le fonds et la rente. Étranger, moi, que faille intenter un procès? Je n'en dois espérer qu'un malheureux succès. Olicérie est fort jeune ; elle doit être belle : Tous ses amants iront solliciter pour elle. Ils diront que je suis un fourbe, un affronteur , Qui, n'ayant aucun bien, vient usurper le leur. Quand toutes ces raisons ne seraient pas valables, Ne doit-on pas toujours aider les misérables?
DATE
Oh ! par ma foi! monsieur, dont j'ignore le nom...
c R 1 t o n , Vinterrompan t.
Eh bien ! mon cher enfant , on m'appelle Criton.
DATE
Monsieur Criton , donc, soit; un aussi galant homme Ne se trouveroit pas d'Athènes jusqu'à Rome.
CRITON
Je vous suis obligé de ces bons sentiments.
DAVE
Ce ne sont point ici de mauvais compliments.
CRITON
Vous m'avez bien instruit : je vous en remercie; Et dans un autre esprit je vais voir Glicérie.
date, voyant paroître Glicérie.
Eh! la voilà qui sort, la pauvre femme! criton.
HélasJ
4oo I/A3D1IENNE.
GLICÉRIE, MISIS, ARQGILMS, CRITOH, OAVE.
GLICÉRIE, à part, en reconnaissant Criton, avec étonnement, et lui tendant les bras.
O ciel ! je vois Cri ton !
date, à Cri ton.
Elle vous tend les bras, c R ito x, à Glicérie.
C'est voos , ma chère enfant ?
glicérie, pleurant.
C'est cette infortunée Aux rigueurs des destins toujours abandonnée.
criton.
Ab ! que le ciel ici me conduit à propos ! Allons, ne tardons point, retournons voir Andros. Tous mes enfants sout morts; je n'ai plus de famille: Venez , vous y serez comme ma propre fille... Quel pitoyable état! Les yeux baignés de pleurs, Languissante, abattue.
glicérie.
Ah ! Criton , je me meurs !
criton.
Pourquoi vous levez- vous?
GLICERIE.
Une importante affaire M'oblige de sortir... Je ne tarderai guère...