SCÈNE V
GLICÉRIE, DAVE, MISIS.
OLicÉRTE,à Dave.
Dave, tu vois l'état où Chrysis me réduit. De ce beau mariage enfin voilà le fruit ! Carin n'est que trop Vrai , Pamphile m'abandonne.
DATE
Je ne le comprends pas.
GLICÉRIE.
Et, pour moi , je m'étonne , Vu le peu que je vaux, que mes foibles appas Aient pu le retenir si long-temps dans mes bras. Son amour fut l'effet d'un aveugle caprice; A mon peu de mérite il a rendu justice. Sans parents, sans amis, sans naissance, sans bien, Je n'ai pas dû prétendre un cœur comme le sien. Fuyons l'éclat; sans bruit, rompons ce mariage... A des égards , au moins , ma tendresse l'engage. Sn tout soumise aux lois qu'il voudra m'imposer...
49> L'ANDRIENNK.
pave, f interrompant A ces visions- là faut -il vous amuser?
Oui-dà, dans an roman ce discours, avec grâce, Ingénieusement pourrait trouver sa place» Mais les contes en l'air ne sont plus de saison : 11 faut parler, madame, et &ur un autre ton.
MISis, à Glicérie.
Ne vous abusez plus , latssezlà ces chimères. Et sérieusement pensez à vos affaires.
GLIGBRIK.
Je ne puis plus long-temps supporter mon ennui. Le ciel me rend Criton , et je pars avec lui. Il faut, loin de ces lieux, chercher une retraite, Et pleurer à loisir la faute que j'ai faite.
oave.
Prête à perdre l'époux qu'on veut vous arracher Quoi ! vous ne ferez pas un pas pour l'empêcher \
misis, à QUçérie.
Avant que de quitter ces objets de colère, Il nous reste en ces lieux, bien des choses à faire.
GvicéaiB.
Hélas! q^e pujs-je eucor?
Vous taire, m'écouter, Recevoir mes conseils , et; les exécuter,
ui&is, à Glicérie.
Employer hardiment et l' ho un été et l'utile, Afin de conserver votre honneur et Pampi^ile»
glicérie.
Hélas !, après des soins inutilement, pris,