‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 271 sur 514 · ACTE V; SCÈNE V. fa · texte numérisé non relu

ACTE V; SCÈNE V. fa

D'épouser avec honte une femme étrangère?

pàmphile, à part.

Que je suis malheureux!

Vous ne pouvez le taire.

Mais est-ce d'aujourd'hui que vous le connoissec? Vous l'êtes, dès long- temps, plus que vous ne pensez. Dès lors que votre cœur s'est plongé dans le vice, Qu'il n'a plus écouté qu'on aveugle caprice, Dès ce temps, dès ce temps, Pàmphile, vous dévies Vous donner tous les noms qu'alors vous méritiez...

(à Chômes.) Mais pourquoi vainement travailler ma vieillesse? Pourquoi pour un ingrat me tourmenter sans cesse? Qu'il s'en aille, qu'il vive avec elle; il le peut. Il faut abandonner un fils lorsqu'il le veut.

pamfhils.

Mon pèrel

SIMON

Votre père?... Ah! ce père, Pàmphile, Ce père désormais vous devient inutile.

Vous vous êtes- choisi vous-même une maison; Vous avez pris vous-même une femme. A quoi bon Profercft-voits cnscor ce sacré nom de père, Vous qui n'avez plus d'yeux que pour cette étrangère; Vous qui prenez le soin, contre la honue foi , D'aposter uti témoin pour agir contre moi? Qu'il nous montre comment il la croit citoyenne.

PAMPHILE

Mon père, un seul moment, que je vous entretienne.

4** L'A WD RIE UNE.

simom y à Ckréwès.

Eh! que me dira-t-il?

CI1BMIS.

Écoutez; il faut voir, si MO H.

Qoef écoute?

CHBÉMBS.

Monsieur, c'est le moindre devoir.

SIMON

Par de trompeurs discours pense-t-il me surprendre?.

CHKÉMÈS.

Mais pour le condamner, an moins faut-il l'entendre.

SIMON

Eh bien! soit ; j'y consens, qu'il parle promptement,

pamphilb.

J'avouerai donc, mon père , et sans déguisement , Dossé-je être cent fois plus malheureux encore, Qu'après vous Glicérie est tout ce que j'adore; Et , si le crime est grand d'adorer ses appas , C'est un crime qu'au moins je ne vous cache pas. Après cela, parlez; je n'ai plus rien à dire : Ordonnez, à vos lois je suis prêt à souscrire. Malgré des feux enfin dès long-temps allumés, Brisez les plus beaux nœuds que l'amour ait formés. Je suis prêt, s'il le faut , d'en épouser une autre ; Je n'ai de volonté , mon père , que la votre. Mais une grâce encor que j'ose demander, Ne la refusez pas, daignez me l'accorder. Pour détruire un soupçon que ce vieillard fait naître* Permette* qu'à vos yeux on le fasse paroître.

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