ACTE I, SCÈNE II. jj
hortense, à Catau.
Va donc voir s'il est revenu.
CATiU.
Bon! revenu. Eh! ne l'entendrions-nous pas, s'il étoit au logis ? Gesse- t-il de crier, de gronder, de tempêter, tant qu'il y est? Et les voisins euxmêmes ne s'aperçoivent - ils pas quand il entre ou quand il sort ?
rft) H T e n s E.
Au moins, seconde - nous bien aujourd'hui: quoi qu'il fasse , nous avons résolu de le contenter.
catau.
■ De le contenter? Ma foi, il faudroit être bien fin. Avouez que c'est un terrible mortel que monsieur votre père?
HORTENSE
Nous sommes obligés de le souffrir tel qu'il est.
CATAU
Les valets et les servantes qui entrent céans n'y demeurent, tout au plus, que cinq ou six jours. Quand nous avons besoin d'un domestique, il ne faut pas songer à le trouver dans le quartier, ni même dans la ville ; il faut l'envoyer quérir en un pays où l'on n'ait point entendu parler de monsieur Grichard le médecin. Le petit Bril-
fo LE GRONDEUR.
Ion, votre frère , qn'il aime à la race , a change de précepteur trois fois dans ce mou-ci, parcequ'il ne le châtioît pas à sa fantaisie. Moi-même, je seroi* déjà bien loin, si l'affection que j'ai pour vous... Mais , voici Lolhre.