‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 285 sur 514 · ACTE 1, SCÈNE 111. i · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCÈNE 111. i

TÉRIGHA.N, h Lolive.

Mais, enfin , que soupçonnes-tu?

LOLIVE.

Que vos affaires ont changé de face.

HORTENSfi.

A quoi l'as-tu reconnu?

LOLIVE.

Premièrement, à ce que monsieur de Saint- Alvar u'a rien voulu dire devant moi à monsieur Ariste.

téri6nan,à Hortense.

Ah! ma sœur/, il n'y a que trop d'apparence !

LOLIVE.

Je ne vous ai pas encore tout dit.

BORTENSE.

Sais-tu quelque chose de plus?

LOLIVE.

Oh ! que oui. A peine le père de Glarice a ouvert la bouche , que voici comme votre oncle lui a répondu. Remarquez bien ceci. (Il fait les gestes d'un homme surpris et en colère.)

CATAU

Que diantre veux-tu dire?

LOLIVE.

Quoi ! tu ne vois pas ? Gela est pourtant plu?

clair que le jour; ( montrant Térignan ) et monsieur m'entend bien , assurément.

TÉRIGNAN.

Je m'en doute assez.

i,olive,à Hortense.

Et mademoiselle aussi ?

HORTENSE

Je n'y comprends rien.

LOLIVE.

Je vais vous l'expliquer. Quand votre oncle faisoit ainsi (il refait les mêmes gestes), vous jugez bien qu'il étoit surpris, étonné, et en colère de ce que monsieur de Saint-Alvar venoit de lui dire : ces actions parlent d'elles-mêmes. Tenez, voyez si , avec ces gestes - là , il pouvoit lui dire autre chose que ceci : Quoi! vous avez changé de sentiment! que me dites-vous là? est-il possible?

TÉRIGNAN.

Que disoit à cela monsieur de Saint-Alvar?

LOLIVE.

Voici ce qu'il lui répliquoit. ( Il fait les gestes d'un homme qui fait des excuses.)

CÀTAU.

Et que veulent dire ces actions-là.

LOLIVE.

Pour celles-là qui sont équivoques...

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