LUCINDE, MONCADE, PASQUIN
i u c i n d e , à Pasquin , sans voir a* abord Moncade. Tiens, Pasquin, porte à Moncade. (à Moncade, quelle aperçoit,) Ah! vous voilà, monsieur! je sais ravie de vous trouver si à propos !
MONCADE
Eh ! madame , songez-vous encore que je suis au monde ?
LUCINDE
J'y ai songé du moins jusqu'ici; maisdésormais...
moncade, V interrompant.
Ce n'est pas d'aujourd'hui que vos résolutions sont prises.
LUCINDE
Plût au ciel que je ne t'eusse jamais vu, monstre que je ne regarde qu'avec horreur I pasquin, à part.
Cela commence assez bien.
moncade, a Lucinde, Je reconnois à ces termes ceux qui vous les ont inspirés.
LUCINDE
Et tu reconnohras par les effets la récompense qui t'est due.
MORCADE.
Je sais à qui je dois rendre grâce de l'indifférence que vous me marquez depuis quelque temps. '
LVCIUDE.
Ne t'en prends qu'a toi-même du mépris que toute ma vie je veux avoir pour toi.
MONCABE.
Vous m'apprîtes hier qu'il falloit que je commençasse à m'y accoutumer.
lucinde.
Infidèle ! je n'ai jamais passé un jour sans te donner quelque marque de ma tendresse.
• . MOKCADE.
Cet» sont de bien tendres, madame , de répondre si mal aux empressements que l'on a de recevoir une lettre , sans daigner faire savoir aux gens... M&is, madame, ne parlons plus de cela. lucinde.
Quelle lettre , perfide? que veux-tu dire ?
MOKCàDE.
Ah! cessons ce discours, ou m'épargnez de semblables noms !
LUCINDE
Non , non ; je veux que tu t'expliques. Je me. justifierai de tout aisément, et j'en aurai plus de plaisir à te convaincre après de la lâcheté la plus.