‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 304 sur 514 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

blant d'être soumise à sa volonté, et ne l'irritez point par un refus.

HORTENSE

Mais si une fois j'ai dit oui?

GATAU.

Eh bien ! vous direz non.

HORTENSE

Ne te fâche point , ma pauvre Gatau !

GATAU.

Laissez-vous donc conduire.

HORTENSE

Mais si ce que tu entreprends ne réussit point?

, GATAU.

Oh ! faites donc à votre tête.

HORTENSE

Mon dieu , que tu es prompte ! Je crains de me voir mariée au plus imbécile et au plus mal fait de tous les hommes.

GATAU.

Vous ne seriez pas la seule. Je connois de belles personnes comme vous qui ont pour époux de .petits magots d'hommes ; mais aussi en revanche je connois de beaux et grands jeunes hommes qui ont pour épouses de petites guenuches de femmes. Cela est assez bien compensé dans le monde , et l'avarice fait tous les jours de ces as* sortiments bizarres.

HOFTEWSB.

Le malheur des autres est une fbible consola* tion.' '

catau.

Oh! çà, puisque vous voulez tant raisonner, que prétendriez-vou» faire, si, malgré ce que j'entreprends, votre père s'opiniâtroit à vous donner à monsieur Fadel?

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