ACTE II, SCÈNE XXIII
LOLIVE.
Oui , morbleu ! vous danserez. J'ai ordre de Clarice de vous faire danser ; elle m'a payé pour cela ; et, ventrebleu ! vous danserez, (au prévôt.) Empêche, toi, qu'il ne sorte. (// tire son épée, qu'il met sous son bras.)
m. grichard, h part.
Ah! je suis mort. Quel enragé d'homme m'a envoyé cette folle !
catac, plaçant M. Grichard à un coin du théâtre.
Je vois bien qu'il faut que je m'en mêle. Tenezvous là, monsieur : laissez-moi lui parler, (h Xolive. ) Monsieur, faites-nous la grâce d'aller dire à monsieur de Saint- Al var...
lolive, l'interrompant.
Ce n'est pas lui qui nous a fait venir ici. (montrant M, Grichard.) Je veux qu'il danse. M. grichard, à part.
Ah ! le bourreau ! le bourreau !
c AT au, h Lolive.
Considérez, s'il vous plaît , que monsieur est un homme grave.
LOLIVE.
Je veux qu'il danse.
CATAU
Un fameux médecin.
LOLIVE.
Je veux qu'il danse.
CATAU
Vous pourriez devenir malade, et en avoir besoin.
M. ghichabd, tirant Catau à lui.
Oui; dis-lui que, quand il voudra , sans qu'il lui en coûte rien, je le ferai saigner et purger tout son soûl.
( Catau va auprès de Lolive. )
LOLIVE.
Je n'en ai que faire. Je veux qu'il danse, ou , morbleu...
M. grichard, à part.
Le bourreau !
catau, à Af. Grichard, revenant auprès de lui.
Monsieur, il n'y a rien à faire : cet enragé n'entend point raison. Il arrivera ici quelque malheur ; nous sommes seuls au logis.
M. GRICHARD.
Il est vrai.
catau, lui montrant Lolive.
Regardez un peu ce drôle-là ; il a une méchante physionomie !
m. grichard, le regardant décote, en tremblant
Oui ; il a les yeux hagards.