‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 332 sur 514 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

LOLIVE, CATAU.

GATAU.

Que viens-tu chercher ici ? Pourquoi n'as - tu pas pris ton autre équipage? Si monsieur Grichard revenoit...

lolive, l'interrompant.

Il lui reste encore Glarice et Fadel à quereller.

GATAU.

Il peut te surprendre et te reconnoître. lolIve.

Bon ! reconnoître : tu ne saurois croire la vertu qu'ont les beaux habits pour changer les gens comme nous. Se mêler de pirouetter et porter un habit doré; j'en comtois phts de quatre à qui il n'en faut pas davantage pour ne se connoître pas eux-mêmes.

GATAU.

Qu'as-tu donc à me dire ?

LOLIVE.

Bien des choses sur ce que tu veux que je fasse.

GATAI}.

Dis-les donc vite.

LOLIVE. . '

Puisque Mondor est arrivé, qu'il se serre de ses gens.

Il n'a amené avec lui que ce valet de chambre dont nous avons déjà fait l'aumônier que nous avons envoyé à monsieur Grichard. Il n'y a que toi qui puisse achever ce que tu as commencé.

LOLIVE.

Je ne saurois.

CATAE.

Poltron!

LOLIVE.

Considère tout ce que tu me fais entreprendre dans une journée. Brillon sert à tes desseins , tu me le fais enlever; tu crains que Mamurra ne parle, tu me le fais tenir enfermé; tu me fais faire une peur terrible à un fort honnête médecin , qui est pour en avoir la fièvre.

CATAU

Qu'il se la guérisse.

LOLIVE.

Et tu veux que je lui donne encore une plus chaude alarme?

8a LE GRONDEUR.

CATAU

Te voilà bien malade 1 N'as-tu pas été bien payé de ta leçon de danse ?

LOLIVE.

U est vrai.

Ne le seras-tu pas au double de cette seconde expédition?

LOLIVE.

Je le crois. ^

CATÀU.

Et n'as -tu pas le plaisir de te venger d'un homme qui t'a mis dehors sans sujet ?

LOLIVE.

Non ; ma réputation m'est chère.

CATAU

Oh! garde-la: on né prétend pas te l'ôter. Mais compte que , si tu ne fais pas ce que tu as promis à Mondor, tu dois être assuré de mille coups de bâton.

LOLIVE.

Mais si je le fais, et que monsieur Grichard me découvre, crois-tu qu'il m'épargne?

CATAU

En ce cas tu risquerais peut-être quelques bagatelles; mais, de ce côté-là, les coups sont incertains, et très sûrs du côté de Mondor, aussi

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