ACTE ï, SCÈNE VII. i
ici que pour mon compte. Ne suis-je pas du bois dont on fait les gens à bonnes fortunes?
LE BARON, U part.
Ce maraud ! (à Frontin, ) Oh bien ! que tu sois ici pour toi ou pour ton maître, cela m'est indifférent ; après ce qu'il a refusé, je n'ai que faire . de lui ; qu'H fasse ce qu'il voudra. fhontin. Il vous aime pourtant beaucoup.
LE BARON
Un peu moins que sa comtesse. Mais, écoute ; je sais, par expérience, que tu es un maître fourbe.
FRONTINi
Ah! monsieur, quelle injure me faites -vous' là?
LE BARON
Tu m'as débauché Timante.
FRONTIN
Moi, monsieur?
LE BARON
Toi-même.
FRONTIN
Ah! monsieur!
LE BARON
Je consens que tu achèves de le perdre.
i46 LE MUET.
FROHTIÎI.
Eh! monsieur, mon maître...
le baron, l'interrompant.
Je be compte plus sur lui; mais, au moins 9 prends bien garde à ne point te mêler de son frère. Je ne doute point que tu n'aies entendu ce que je riens de dire ici au marquis de Sardan ; jeté déclare que, si le chevalier refuse de m'obéir, sans m'informer d'où cela pourroit Tenir, je m'en prendrai à toi.
FAONTIV.
A moi, monsieur?
LE BA.ROH.
Oui, à toi. Écoute : de deux fils que j'ai, je te laisse disposerdél'un ; il est bien juste que tu nie laisses disposer de l'autre?
F non Tin.
Eh! monsieur, croyez-vous...
le b à ro h, l'interrompant.
Si tu es sage , prends-y bien garde. Tu sais combien de friponneries m m'as faites , et que j'ai en main de quoi te faire pendre. Je ne t'en dis pas davantage.
(itVtitvft.)