ACTE I, SCÈNE IX. i4q
*t ouverte un moment après à l'autre , c'est une bagatelle qui ne vaut pas la peine d'en parler.
LA COMTESSE
Je ne demandois à vous voir que pour vous en apprendre les raisons, avant votre départ; car je suis informée que le vice - roi vous a nommé du voyage... ( montrant Frontin.) Mais, auparavant, dites-moi , ce garçon sait-il se taire?
FRONTIW.
Oui, madame, fort bien ; mais je vous «avertis d'une chose : si ce que j'entends dire est vrai , personne ne garde mieux un secret que moi : si ce qu'on dit est faux et supposé, je ne l'ai pas plutôt ouï que je meurs d'envie de l'aller redire. Je suis percé comme un crible, et le secret d'un mensonge s'écoule chez moi de tout côté. Je vous confesse mon foible , madame ; c'est à vous à en profiter.
LA COMTESSE
Je n'ai rien à dire qui ne soit très véritable.
FROKTIN.
A ce compte -là parlez en sûreté: on vous écoute.
'la comtesse, h Tintante.
Vous savez , Timante , qu'on me maria fort jeune à Messine, que six mois après je vins à perdre mon époux?
i'.„ LE MCET.