ACTE I, SCÈNE IX. i5i
FRONTiK,à/a comtesse.
Que fait cette fille à la porte fermée?
la comtesse, à Tintante.
Eh bien ! Timante , vous pouvez vous ressouvenir que ce capitaine, étant obligé de retourner à la mer, me donna cette jeune enfant; que je lui donnai le nom de Zaïde, parceque personne ne connoissoit ni ses parents ni sa patrie ; que je la fis élever avec beaucoup de soin, et que je l'ai toujours aimée aussi tendrement que si cétoit ma propre sœur?
FROKTÏN.
Et la porte , comment y viendra-t-elle ? la comtesse, à Timante.
On a retiré cette fille d'entre mes mains, depuis que nous sommes à Naples, et je souhaite passionnément qu'on me la rende.
FRONTIIf.
Je ne vois point encore de porte en tout cela.
timante, à la comtesse.
Eh bien ! madame, vous voulez* qu'on vous la rende?
LA COMTESSE
Oui, Timante ; et j'aurois couru risque de ne la voir jamais, sij'avois hier perdu le moment favorable de l'obtenir de ce capitaine.
i5a LE M CET.
noiTis.
Ali! momsj voici.
LA COITKfSI, « Tm
D part au premier jour. Je le < d'une hnineur soupçonneuse , difficile et peu complaisante. Je crus d*oc avoir besoin «Tune conversation en particulier, oô j'eusse la libellé de faire agir sur son esprit aies plus fortes persuasions : je rattendois enfin quand tous Tintes ; et comme je oVtois remplie que du désir d'avoir Zaïde , et que pour ne laisser entrer personne j 'a vois donné des ordres, qui cependant n'étoient pas pour vous , on eut l'indiscrétion de tous renvoyer ; en quoi je n'ai commis autre faute que celle d'avoir oublié de vous eu faire part. timaste.
Et qui m'assurera, madame, que ce que je viens d'entendre n'est pas une défaite pour me chasser, et pour recevoir mon rival?
FBOWTIH.
Courage , monsieur !
la comtesse, h Timante.
Votre rival! pouvez- vous vous le persuader? un homme comme celui-là? riche et brave à ce qu'on dit, mais brutal comme un corsaire qu'il •st. Ëh bien ! Timante, puisque ce que je vous