ACTE II, SCÈNE VII
LE CHEVALIER
Moi?
FBOHTIN.
Non. Aller en bonne fortune et ne pas parler, cela n'est pas possible à un homme de votre âge.
LE CHEVALIER
Ne te mets pas en peine, je ferai tout ce qu'il te plaira : l'amour fait jouer toute sorte de personnages.
FRONTIS.
Mais monsieur votre père?
LE CHEVALTEn.
Ne crains rien de ce côté là.
FRONTIN
Il veut vous marier demain avec la fille du marquis.
LE CHEVALIER
Je ne veux que Zaïde, je n'aime que Zaïde ; je mourrai, si je n'ai Zaïde.
fhontir.
Mais il veut aussi vous faire son héritier.
LE CHEVALIER
Je ne consentirai jamais qu'il fasse ce tort à mon frère; et je serai trop riche, si je pui9 posséder ce que j'aime.
r RO If tin.
Tout l'orage tombera sur moi.
t:6 LE MUET.
LE CIETILIEL
Eh ! je te jure que je te mettra à cownertde tomv
FIOSTH.
Enfin , tous le voulez?
LE CIET1LIIB.
Je le veux , je t'en prie, je te le demande, je t'en conjure.
rioiTis.
An moins , quand vous serra là-dedans , n'allez point faire quelque sottise.
LE CHEVALIEl.
Ah ! j'ai trop de respect pour Zaide. Je ne tbox que lui déclarer les sentiments de mon cœur, tâcher de découvrir les siens,et l'engager, si je puis, à n'être qu'à moi.
FROHTI5.
Allez donc m'attendre dans la rue. Le muet qui doit nous donner l'habit que je fais faire pour lui n'est qu'à deux pas d'ici. Vous vous habillerez tandis que j'irai Tendre réponse à votre frère de ce qu'il attend de moi; ensuite je vous amènerai ici , dès qu'il m'aura donné l'ordre d'y conduire celui dont vous tiendrez la place.
LE CHEVALIER
Allons , ne perdons pas un instant.
FRONTIW.
Sortez le premier. J'ai été averti que celui qui