MARINE, LE CAPITAINE, GUSMAN
marine, à Gusman.
Que viens-tu faire ici ?
GUSMAN
Mon maître demande à voir madame.
MARINE
On ne la voit point à l'heure qu'il est. Va dire à ton maître qu'il a perdu le sens.
GUSMAN. '
Le voilà; tu peux le lui dire toi-même.
marine, au capitaine.
Monsieur, je vous demande pardon-; je ne vous croyois pas si près.
LE CAPITAINE
Je voudrois donner le bonsoir à ta maîtresse.
MARINE
Ah ! monsieur, elle a une migraine si terrible qu'elle a été obligée de se coucher , après avoir causé un moment avec votre Zaïde. Je crois qu'elle dort ; mais, puisque c'est vous, monsieur, si vous voulez, je l'éveillerai.
LE CAPITAINE
Va , je crois qu'il n'y auroit point de mal.
i8a LE MUET.
GUSiiàH, à part.
Si mon maître n'est fou...
le capitaine, à Marine.
' Mais, non : va seulement écouter si elle dort, •t si elle ne dort point...
MAiiiE, l'interrompant.
Elle dormira, monsieur, assurément. Vous
n'avez qu'à demeurer un peu ici ; si je ne reviens
point, vous pourrez vous eu aller. Monsieur, je
suis votre très humble servante. Adieu, Gusman.
GVSMAV.
Bonsoir, Marine.
( Marine rentre chez la comtesse. )