‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 398 sur 514 · SCÈNE XIIL · texte numérisé non relu

SCÈNE XIIL

LE CHEVALIER, en habit de muet; FRONTIN.

FRONTIN

N'entrons pas encore chez elle : laissons sortir le capitaine.

LE CHEVALIER

Le voilà sorti; allons.

FRONTIN

N'allons pas si vite , et entendons -nous bien> avant de nous séparer.

iG

LE CHEVALIER

Qu as-tu encore à me dire ?

FROITIR. '

11 faut que tous me permettiez <f avertir moimême votre père de votre amour pour Zaïde : aussi-bien faut-il qu'il le sache.

LE CHEVALIER

Mais pourquoi toi-même?

» FRONTIK.

Afin qu'il ne me soupçonne de rien.

J'y consens : entrons.

FROimw.

Ce n'est pas tout : depuis que je me suis avisé de vous faire muet, il m'est venu dans l'esprit de me servir de votre muétisme pour obliger votre père à consentir que vous épousiez Zaïde.

LE CHEVALIER

Est-il possible?

FROHTIH.

Vous savez qu'il a toujours été le pins crédule de tous les homme?,' et que cette facilité qu'il a à croire tout ce qu'on veut a tellement augmenté par la faiblesse de son âge , qu'on lui persuaderait qu'il est nuit en plein jour.

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