SCÈNE I
LÉONOR, ÉRASTE, MARTHON.
LÉONOR
Oui, mon frère, le deséêin d'épouser Lucinde devient un dessein très inutile , si Ton ne la détrompe de Moncade.
marthon, h Ê vaste.
Elle F aime, vous ne l'ignorez pas. Elle est veuve, et je sais bien, moi, que, si Ton n'y donne ordre, etpromptement, elle n'attendra pas qu'elle ait vingt cinq ans pour épouser Moncade , quoiqu'elle ait peu de temps à attendre. Comptez sur ce que je vous dis. Depuis quelques années que je suis avec elle , je dois la connoître.
léohor, à Êraste.
L'intérêt de votre amour à part, que pensera Damis, son oncle et son tuteur, s'il la trouve mariée sans être averti? Ne sera-t-il pas en droit de se plaindre de nous, lui qui nous a priés de venir loger avec elle , de veiller à sa conduite, et de lui en rendre compte?
Je vois tout cela comme vous le voyez : mon amour ne me dit que trop ce que je devrois faire ; mais je crains- de déplaire à Lucinde; et, d'ailleurs, ces moyens...
martbok, t interrompant.
Eh! pendant toutes ces irrésolutions, Moneade peut-être épousera Lucinde.
ÉRASTK^ àLéonor.
Qpe faut.41 donc que je fasse ?
lÉONOft.
Satisfaire à votre promesse ; avertir Damis de tout ce qui se passe,, lui déclarer votre passion pour g* nièce ,» oublier rien de ce qui peut servir à voas rendue heureux.
ÉflASTB.
Je ne pourrai jamais.
K*rtao*, Eh! que de foosses délicatesses!