ACTE lift, SCÈNE XII. ai
avec tous les jargon» que* je parlerai , je l'en défie. Où avez-vous mis lès hardes que je vous» dis hier de cacher?
LE CHEVALIER
Taies trouveras là dans oe cabinet, où personne n'entre que moi. Mai» nous nous hâtons trop de donner cette alarme à mon père : je devrois savoir auparavant comment ma passion-est reçue de Zaïde. Je vais peut-être encourir à la fois Fm» dignation de deux personne» que je respecte et que j'adore.
FRONT IN
Quoi! voae n'avez pas encore parlé à Zaïde?
-£B CHEVALIER
J'en, ai toujours été empêché par quelque nouvel obstacle , et si tu n'étais verni tantôt, j'aUow me découvrir devant Marine.
FROWTI».
J'ai rompu les chiens fort à propos; vous auriez fort mal fait. Il ne faut pas risquer que ceci vienne à la connoissance de la comtesse ; elle est glorieuse, délicate, et hautaine, et ne voudroit pour rien au monde être soupçonnée d'avoir eu quelque part en toute cette intrigue.
LE CHEVALIER
Attends donc que j'aie pu savoir si Zaïde approuve...
3i4 LE MUET.
▼ BOBTIB.
Commençons par le pfau difficile, gagnons TOtre père : puisque Zaïde tous connaît , je la \ déjà rendue.
LE CIET1LIEL
t Poser espérer?
FBOBTIB.
Vous moquez-vous? Vous ne connoissez pas votre mérite: Tons êtes un trésor, au moins, pour être aimé du sexe; et seroit-tt quelque prude qui résistât à un beau jeune homme comme tous , s'il Tarait une fois persuadée qu'il pût s'empêcher de parler? Rendons-nous seulement maîtres du bon vieillard ; et puis, de votre côté, tâches à parler à Zaïde dans la journée Jfl faut que ce jeu finisse avant le retour de mon maître : il ne consentirait jamais qu'on jouât ce tour à son père. Je vais quérir le médecin ; adieu. J'entends votre père qui revient; tenez-vous là, et jouez bien votre rôle.
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