ACTE V, SCENE VI
LE CAPITAINE
Votre fils ? celui pour qui vous demandez Zaïde?
LE BAROM
Oui , monsieur.
LE CAPITAINE
Parbleu I vous me la donnez belle.
FRONTIW.
Mais....
le c a p i t a 1 h e , l'interrompant. H n'y a point de mais qui tienne. Je ne donne point ma fille à un muet.
front m.
Eh ! monsieur , les médecins ont assuré qu'il parlera, criera, pestera, donnera peut-être sa femme au diable, dès qu'il sera marié.
m a h 1 n e , au capitaine.
Sérieusement, monsieur 'T les médecins ont dit qu'il n'est rien de si bon pour faire revenir la parole que la compagnie d'une femme.
LE CAPITAINE
Eh bien ! va - t'en dire , de ma part,' à tes médecins, qu'ils lui donnent leurs filles pour le guérir.
le B a no», au marquis.
Ah ! marquis, il n'y consentira jamais.
ife LE MUET.
frOntiw, parfont à V oreille du capitaine* Vous m'entendez bien?
le capitaine.
Va te promener i je ne donne pas comme cela dans le panneau.
marine, bas.
Ne voyez -vous pas que c'est pour obliger son père...
le capitaine, f interrompant.
Tais-toi. Je crois qu'il seroit encore plus facile de le faire parler que de te rendre muette... ( au baron. )Têie-h\evL ! monsieur, pour qui me prenexvous? Savez-vous que quand le chevalier seroit le til* du grand Mogol, il n'y aurait rien à faire? Qu'il parle, et j'y consentirai.
front i», au chevalier) qui veut parler. St,st!
le marquis, au capitain e , en lui montrant
le baron.
Vraiment-, s'il parloit, monsieur peut-être n'y consentirait pas.
LE CAPITAINE
Et moi , vous dis-je , je n'y consentirai point , s'il ne parle.
FKONTiif, bas.
Monsieur, je vous cautionne que ce soir il parlera comme un livre.