‹ Répertoire du théâtre français (volume 2)Chapitre 463 sur 514 · ACTE V, SCÈNE XII. a7i · texte numérisé non relu

ACTE V, SCÈNE XII. a7i

le marquis, prenant la chaîne d'or.

Donne-la moi ; voyons.

LE BARON

Vous auroit-il volé aussi?

FRONTIW.

Assurément.

le marquis, à part, examinant la chaîne d'or. Que vois-je ? Je n'en puis plus douter.

LE BARON

Qu'est-ce donc ?

le marquis, à «Simon.

Hélas ! dis-moi , malheureux, comment te sauvas-tu du naufrage, lorsque ma fille périt? Je te reconnois : tu étois avec elle lorsque je l'envoyai à sa mère, qui étoit à Palerme; et j'avois donné cette chaîne d'or à sa nourrice espagnole.

SIMON

Monsieur, je vous demande pardon ; votre fille ne périt point; nous la sauvâmes: nous fûmes pris par des corsaires, et (montrant le capitaine) le lendemain monsieur nous reprit sur les côtes d'Espagne.

le marquis, au baron.

Ah ! baron 1

LE CAPITAINE

Voilà assurément la même fille qui tomba alors

j7i LE MUET.

entre mes mains ; il y aura justement treize ans

le mois prochain.

zaïde, à part.

Ah, ciel!

le baron, à part.

Qu'entends-je !

le marquis, à Zaïde.

Ah ! Zaïde, vous êtes ma fille ! Ce que monsieur me dit, le temps de votre prise , la nourrice espagnole , Simon que voilà , cette chaîne que je reconnois, tout me le confirme, et, plus que tout encore , les secrets mouvements de la nature qui s'élèvent au fond de mon cœur. Zaïde, vous êtes ma fille !

zaïde, à part.

Quel bonheur pour moi !

FROHTIB, à part.

Et pour moi encore plus grand.

MARINE

Tu as été plus heureux que sage.

LE CHEVALIER, à part.

Juste ciel !

le baron, au marquis.

Ah ! marquis , le ciel a fait ce miracle pour une alliance que nous avons tanl souhaitée.

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