ACTE I, SCÈNE III
M. PATELIN
Cest que.... je.... je ne suis pas glorieux.
Mme PATELIN.
Cest que tu es un gueux; et je viens d'apprendre que ta gueuserie rebute tous les partis qui se présentent pour notre fille.
M. PATELIN
Vous avez raison ; le iponde juge des gens par les habits. J'avoue que ceux que je porte font tort à Henriette, et j'ai fait dessein de me mettre aujourd'hui un peu proprement.
Mme PATELIN.
Toi, proprement! Et avec quoi?
m. patelin, voulant s'en aller.
Ne t'en mets pas en peine. Adieu, aime patelin, l'arrêtant.
Et où allez-vous , s'il vous plaît ?
m. patelin.
Je vais m'acheter un habit de drap.
Mme PATELIN.
Sans avoir un sou, acheter un habit?
M. PATELIN
Oui. De quelle couleur me conseilles-tu de le prendre ? gris de fer, ou gris de more ?
Mme PATELIN.
Eh ! prends-le comme tu pourras, si tu trouves quelqu'un assez sot pour te le donner. Je vais
parler à Henriette : je viens d'apprendre de certaines Hiow-i qui ne me plaisent guère.
M. PATELIB.
S Ton ne demanoV), je serai ici, à la boutique de notre Toisin.
( Madame Patjdim rentre.)