M. PATELIN, M. GUILLAUME
M. PATELIN, à part.
Bon ! le voilà seul : approchons.
m. gijillacme, à pa0 , feuilletant son livre. Compte du troupeau, etc. Six cents bétes, etc.
m. patelin, à part 9 lorgnant le drap.
Voilà une pièce de drap qui seroit bien mon affaire, (à M. Guillaume.) Serviteur, monsieur. m. Guillaume, sans le regarder.
Est-ce le sergent que j'ai envoyé quérir? Qu'il attende.
M. PATELIN
Non , monsieur, je suis...
11. Guillaume, linterrompan t> en le regardant. Une robe ! Le procureur donc ? Serviteur.
m. patelin.
Non, monsieur , j'ai l'honneur d'être avocat.
M. GUILLAUME
Je n'ai pas besoin d'avocat : je suis votre serviteur.
a86 L'AVOCAT PATELIN.
M. PATELIN
Mon nom, monsieur", ne vous est sans doute pas inconnu. Je suis Patelin, l'avocat.
M. GUILLAUME
Je ne vous aonnois point , monsieur.
m. patelin, à part.
Il faut se faire connoître. (à M. Guillaume. )
J'ai trouvé, monsieur, dans les mémoires de feu
mon père, une dette qui n'a pas été payée , et...
h. Guillaume, V interrompant.
Ce ne sont pas mes affaires ; je ne dois rien.
M. PATELIN
Non, monsieur; c'est au contraire, feu mon père qui devoit au vôtre trois cents écus; et comme je suis homme d'honneur, je viens vous payer.
M. GUILLAUME
Me payer? Attendez, monsieur, s'il vous plaît; je me remets un peu votre nom. Oui, je connois depuis long-temps votre famille. Vous demeuriez au village ici près : nous nous sommes connus autrefois. Je vous demande excuse ; je suis votre très humble et très obéissant serviteur, (lui offrant sa chaise.) Asseyez-vous là, je vous prie , asseyez-vous là.